Pour nos mamans

Une petite page spécialement dédiée à nos Mamans!

En effet, il se trouve qu’elles sont un petit peu inquiètes par rapport à notre voyage (Nos Papas aussi j’en suis sûr même s’ils le montrent moins ;)). C’est pourquoi nous comptons sur vous, qui avez déjà parcouru le monde (ou pas forcément d’ailleurs), pour leur écrire de petits mots pour les rassurer. (Utilisez les commentaires en bas de la page)

Merci à vous!

10 réflexions sur “Pour nos mamans

  1. Personne n’a encore mis de mots rassurants… faut le prendre comment ?! :p Alors je vais essayer de le faire même si je n’ai pas parcouru le monde 😉
    C’est sur qu’ils vont nous manquer mais on pensera tellement fort à eux qu’ils seront tous les jours pas si loin.
    Pour ce qui est du danger, pensez que les risques ne sont pas pires là où ils vont qu’ailleurs
    Pour ceux qui ont peur qu’ils maigrissent trop et que le trajet va être difficile, j’ai confiance en leurs super capacités physiques, leur moral d’acier et leurs entraînements!

    Bref pour toutes vos inquiétudes, pensez à quel point ils seront heureux chaque jour ensemble dans cette aventure !!

    Pour finir, aux deux loulous, donnez quand même des nouvelles le plus possible 🙂

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  2. Chères mamans,

    Faisant partie du club depuis quelques mois (le club des mamans!), j’ose à peine imaginer votre inquiétude à quelques heures du départ. C’est normal, c’est viscéral, et ca ne nous quitte jamais.
    Mais savoir vos enfants heureux, réalisant un projet extraordinaire qui va leur apprendre tellement sur eux, le monde, la vie quoi! Cette liberté totale, c’est une chance incroyable! Pensez à cela quand ils vous manqueront, quand vous aurez peur.

    Bon sinon nous avons pas mal voyagé aussi, en sac à dos et bus/train, et 95% du temps l’être humain est accueillant,souriant, il aide ses congénères…bref ayons confiance en notre espèce!
    Et puis ils sont prévoyants ces loulous, ils ne partent pas dans n’importe quelles conditions!
    Et ils sont débrouillards, ils se sortiront des galères et sortiront grandis de cette aventure (ca fait deux fois le mot sortiront, mais bon, jsuis pas Zola non plus hein!)

    Allez les mamans et les papas, ayez confiance en vos enfants, ils sont nés sous une bonne étoile puisqu’ils ont la chance de vous avoir comme parents 😉

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  3. Merci merci pour vos commentaires et vos soutiens lors de ce week-end de partage avant le grand départ.
    Merci à Nadine et Philippe pour les préparatifs,l accueil et votre gentillesse.
    Oui nous enverrons de belles lumières et énergies et des pensées positives pour ce long voyage

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  4. Hello les mamans.
    Étant moi même petit voyageur à vélo depuis 5 ans,et en plus pas tous jeunot . Je me permet de vous écrire ce petit mot, pour vous rassurer.
    Ayant voyagé dans quelques parties de la France,surtout en campagne, seul au début, puis après avec un copain, nous n’avons jamais eu aucun problème, aussi bien avec les autochtones, ou les animaux, et la nature en général…
    Le fait d’approcher les gens en vélo à l’avantage de les rassurer, puisque nous n’arrivons pas en conquérant.
    Ils viennent même à votre rencontre pour comprendre pourquoi des millions de gens prennent l’avion le train ou la voiture, et vous vous prenez votre temps en deux roues. Jamais personne ne m’a refusé de l’aide pour quoi que se soit .De l’eau, à manger, un outil, une direction.Je me suis même trompé de chemin une fois, j’ai rencontré un travailleur agricole qui m’a raccompagné en tracteur jusqu’au bon chemin. (Après on dit que les paysans sont rustres).
    Les animaux on en voit pas tant que ça,sur les routes et c’est dommage.J’ai traversé des prés avec des taureaux à deux mètres de moi, ils ne bougent même pas.Faut juste pas les embêter.
    Les chiens errants je n’en ai jamais vue, pourtant dans nos campagnes Française nous pourrions croire que…
    La nature, il ne faut pas faire n’importe quoi, on connais pas, on touche pas,on ne goûte pas non plus…Les insectes on se protège et cela devient un automatisme avec le temps…
    Pour conclure vue leur motivation, leur courage, et leur état d’esprits, ils n’y trouveront que du plaisir.
    Vive le voyage à vélo 😉
    Bonnes routes, et bonnes rencontres à vous deux.

    Denis

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  5. Chères Mamans d’Ana & Loris,

    voilà, la fête de départ est passé, les amis sont partis, Monique à leurs côtés pour encore aujourd’hui. J’ai pensé à vous tous hier, je corrigeais des copies de rentrée, et je me demandais un peu ce que je fichais là, plutôt que d’être sur la route à pédaler moi aussi.
    Ils sont forts, ces deux-là, d’avoir sauté le pas. Je crois que déjà, d’avoir ce déclic-là, ça les prépare pour plein d’autres choses à suivre…

    Bref, je raconte ici quelques anecdotes d’un voyage en stop entre Istanbul et la Normandie, pour montrer qu’il y a une espèce de bonne étoile accrochée au-dessus des têtes de celleux qui prennent la route – et que certaines nuits, l’étoile en question est planquée derrière les nuages, mais oh, elle revient tranquillement le lendemain !

    Un jour, je faisais du stop vers Paris, j’étais en voiture avec un homme qui n’allait bientôt plus dans ma direction. Il fallait donc qu’il m’arrête. Mais environ une minute avant, il s’est mis à tomber des cordes. Lui était attendu pour le déjeuner du samedi midi chez ses parents qui n’aiment pas qu’on soit en retard. Il était très embêté de me laisser sous la flotte. Il m’a d’abord proposé de venir avec lui chez ses parents, qui seraient ravis. J’ai refusé parce qu’il me restait beaucoup trop de route à faire, alors il m’a offert un parapluie qu’il avait dans son coffre, « au cas où ». Et j’ai continué sans être mouillée 🙂

    Le même jour, je devais arriver en Normandie, dans un petit village dans la Manche. C’était en plein été, il faisait jour jusqu’à 22h30-23h, mais à 22h45, j’étais encore à 30 bornes du village, sur une route en zone industrielle, et la nuit était vraiment presque là (mais j’avais vu le plus beau coucher de soleil de ma vie avant par contre !). Je n’avais pas de tente, et les environs n’avaient pas l’air très funky, j’avais moyennement envie d’y passer la nuit, je commençais un petit peu à stresser. En plus, il avait beaucoup, beaucoup plu. Quelques voitures passaient mais ne s’arrêtaient pas, et bientôt, on n’allait plus me voir du tout… Tout à coup, une voiture s’arrête, un couple d’une soixantaine d’années. Ils peuvent me rapprocher : ils vont chez les parents de l’amoureux de leur fille. Les parents n’y sont pas, et le garage a été inondé, la fille a appelé à la rescousse, donc ils ont dans leur coffre un aspirateur à eau. Très vite, ils me proposent de rester dormir là, et de finir le lendemain matin… C’est comme ça qu’on se retrouve, un soir, à 23h45, à aspirer l’eau d’un garage inondé d’inconnus, et à partager ensuite une grande casserole de spaghettis et quelques verres de vin blanc ! Le lendemain, ils ont tenu à m’emmener à mon lieu de destination, et ils ont fait l’aller-retour pour ça !

    Plus tôt sur la route, en Serbie, j’avais galéré, galéré, je m’étais fait griller la place par un militaire qui lui avait été pris en cinq minutes ! Dégoûtée ! Plus tard, un homme m’avait avancée un peu, puis il avait un rendez-vous pro, et il m’avait dit (on parlait un mélange de russe/slovène/serbe) en rigolant, « si je te vois au même endroit quand j’ai fini, je te reprends ! » et deux heures plus tard… il m’avait reprise 😉 Bref, je n’avançais pas vite, et j’ai passé un quatorze juillet à dormir au bord d’un champ de maïs à la belle étoile sur un drap de hammam acheté quelques jours avant en Turquie. Bon, j’avoue tout, cette nuit-là, je n’en menais pas large, même si j’avais plein de belles/bonnes étoiles au-dessus de ma tête. Mais le lendemain, j’ai enfin réussi à passer la frontière bosniaque – en plus, j’ai vu mon premier nid de cigognes, trop beau ! et je suis arrivée dans un village magnifique avec une vue sur la vallée et la rivière. En passant devant une maison, j’ai demandé à un homme qui déchargeait sa voiture s’il pouvait remplir ma bouteille d’eau. Il m’a demandé où j’allais, et quand j’ai dit « à Sarajevo », il m’a répondu, « ouhla, ben viens boire un café avant pour te donner du courage » (parce que c’était loin). Le fait est que je ne suis jamais arrivée jusqu’à Sarajevo. J’ai commencé à parler avec cet homme, autour d’un café, et puis sa femme est arrivée, et ils ont décidé que je devais rester manger. D’être assise là autour de la table sur la terrasse avec toute cette bienveillance, je sentais la fatigue tout à coup me tomber dessus, et la tension de la nuit qui avait précédé se dénouer. J’ai mangé, des trucs trop bons, genre des poivrons marinés et grillés et du fromage fumé sur de larges tranches de pain, et puis ils m’ont proposé de prendre une douche et de dormir là. J’ai donc passé le reste de la journée avec eux, l’homme m’a emmenée faire un tour en barque pour que je voie sa maison (qu’il avait construite lui-même) depuis l’eau, « c’est la meilleure vue », et effectivement, ça l’était. Il a joué de la flûte, on a chanté, je leur ai montré de l’origami, c’était doux. J’ai dormi dans des draps qui sentaient bon, et le lendemain, très tôt, ils sont venus me réveiller pour m’amener à un endroit où ce serait plus facile de faire du stop – en direction de la Croatie, finalement (on m’y attendait). Le premier conducteur m’a offert un gros sac de mirabelles et poires de son jardin, et deux paquets de biscuits qu’il a tenu à acheter en même temps qu’on buvait un café.

    Voilà, il y a eu des tas de fois où des gens ne pouvaient pas me prendre en stop parce qu’ils n’avaient pas de place mais venaient m’offrir une bouteille de coca (sic) achetée à la boutique Total (sic), ou une pêche jaune pour me souhaiter du courage. Où des gens qui pouvaient me prendre « mais d’abord je vais acheter un pique-nique » revenaient avec une part de tarte aux pommes « je ne savais pas ce que vous vouliez », des cafés ou un panini tout chaud. Où des gens ont fait des détours de 5, 10, 40, 50km parce qu’ils avaient envie d’arranger, ou de poursuivre la discussion. Ou qu’ils trouvaient que c’était un beau voyage et qu’ils avaient envie d’ajouter une pierre à l’édifice.

    Alors évidemment, là c’était du stop, et j’étais seule, et Ana et Loris sont à deux, et à vélo, ce qui change pas mal de paramètres. Mais justement, je crois qu’il est plus facile de rebondir quand on est deux (encore plus quand on est ces deux-là), de s’appuyer l’un sur l’autre, de se redonner de l’envie et du courage quand c’est nécessaire. Je crois aussi que le vélo rend plus libre – en stop, on est toujours dépendant.e de l’autre, et trouver un endroit où dormir quand on est à pied prend parfois beaucoup de temps. A vélo, quelques coups de pédales éloignent les lieux désagréables, surtout quand on sait bien en prendre soin comme Ana et Loris qui ont passé des mois à bichonner leurs montures 🙂

    Et enfin, pour avoir pédalé quelques jours à leurs côtés cet été et l’été dernier, j’ai eu l’impression qu’ils avaient juste le bon équilibre entre lâcher-prise et concentration, et une sacrée belle dose d’intuition, d’humour, d’émerveillement, de joie de vivre et de suite dans les idées qui devraient les sortir de tous les mauvais pas.

    Les amis, que votre voyage soit grand, magique, étonnant et éclectique !
    Les Mamans (et les papas), merci merci, parce que c’est quand même grâce à vous qu’ils existent, ces deux-là, et je suis bien contente de les avoir dans ma vie pas trop loin de moi !

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  6. Bonsoir,
    Merci Denis et Amélie pour vos commentaires et les discussions de ce week end. Nous avons passé 4 jours exceptionnels (2 à partager cette fête en votre compagnie à toutes et à tous, nous sommes heureux qu’ils aient de super amis et 2 à vélo de Moidieu à Grenoble). C’était génial, ils se sont bien organisés et les petits problèmes sont gérés avec sérénité et sourires (douchette qui fuit dans la sacoche, porte bagage qui s’affaisse,…).
    Nous avons de la chance d’avoir des jeunes plein de courage et cool en même temps.
    Vous allez nous manquer et on pensera à vous chaque jour et on vous enverra tout notre amour…

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  7. En tant que Maman, comme je te comprends Monique du pincement au cœur et autre…de voir partir Anabelle pour un périple en vélo, c’est pas le tour du monde mais presque ‼️ (2 1/2 tour du monde 😂‼️‼️)
    Mais après avoir lu leur blog avec beaucoup d’attention aujourd’hui Ils savent ce qu’ils font et où ils vont ces 2 là 😀 C’est pas un coup de tête, mais plutôt un super projet, bien pesé et réfléchi …
    Ils vont faire de belles rencontres et vivre des moments très intenses avec de super moments et peut être de moins bien, mais ca ils le savent aussi ‼️
    On parle en effet des mamans, mais je pense que les papas ont autant d’appréhension, mais ils le cache mieux que nous … (n’est pas Pascal ❓)
    Beaucoup de personnes ont des rêves de voyage atypique, mais peut franchissent le pas… Anabelle et Loris eux le font et c’est avec grand plaisir que je vais les suivre via leur blog
    Bon vent et bonne étoile vous 2 😘💁🏻🌟🌟

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