Kirghizstan 2 : le lac Song Köl*, c’est trop cool !

Voila, nous sommes maintenant rentrés et bien installés. Donc, comme promis, la suite de nos aventures au Kirghizstan, où nous vous avions laissés sur une plage du lac Issik-Köl, du 22 au 26 juillet 2017.

Après la baignade, on the road again ! Le paysage – montagnes plissées, montagnes enneigées, et toujours ce magnifique lac d’un bleu profond – est sublime. On roule environ 35 kilomètres et on se trouve un coin vraiment pas mal pour le bivouac, qui donne presque sur un deuxième lac. Au menu : des coquillettes sauce carotte, tomate, ognons nouveaux assaisonnées au kuruk (les boules de fromages bien sec et bien salé) : miam ! En bonus, Loris nous concocte un petit dessert : des figues revenues dans du miel et des noix !

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23 juillet

Super efficaces, on plie en 1h30 (ou presque). On roule bien le matin. Il semble que les Kirghizes soient un peu moins tarés que les Kazakhes sur les routes. Chouette ! Nous arrivons vers 10h30 à la ville de Kotchkor, où l’on peut faire le plein de provisions pour les pique-niques à venir, car nous allons maintenant être plutôt isolés. On croise un cyclo français qui a mis 5 mois pour arriver à Bichkek par la route que nous souhaitons prendre au retour. Balaise, le gars. On repart les sacoches pleines à craquer, non sans avoir englouti un petit « kartochka pierojki » (sorte de beignet à la patate). La route est en léger faux plat montant, dans une grande plaine fertile traversée par une rivière, ligne verdoyante au milieu de montagnes arides. De grands saules bordent la route, ce qui la rend très agréable. Après 47 kilomètres, on trouve un petit coin en bord de rivière pour pique-niquer. Pas si reposant, si bien que quand on repart, alors que le ciel s’est bien couvert, on est tout flagada. On s’arrête donc après seulement 5 kilomètres dans un café pour se requinquer. En plus de nos thés ou cafés, la tenancière nous offre une bonne salade tomates – concombres. 🙂 En repartant, on avance beaucoup plus vite. On passe le dernier village avant de tourner à droite pour attaquer la montée sur le lac par la piste. C’est raide et nous poussons jusqu’en haut d’une première côte pour avoir une vue sublime. Nous nous installons donc ici malgré le vent. La montée de demain s’annonce grandiose.

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C’est est fini de l’asphalte pour de nombreux jours, alors que dans la vallée un rayon de soleil éclaire notre route du lendemain.

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La journée du lendemain (24 juillet) commence par une descente courte mais raide. Ensuite, sur 20 kilomètres, ça monte « tranquille ». Le soleil brille fort, mais des nuages menacent… On longe une rivière bordée de pâturages verts et de montagnes, dont certaines, au loin, sont enneigées. Des petites fermes isolées sont dispersées ça et là, au milieu de nulle part. Ça doit être rude, de vivre ici.

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Un cadre magnifique, mais qui doit quand même être assez rude pour y vivre

A la pause goûter de 11h, on reprend des forces avant le dur de la journée, qui arrive à grands coups de pédales : sur les 10 derniers kilomètres d’ascension, on doit s’élever de 600 mètres. Ouille ouille ouille, on n’aime pas ça, quand la pente est de plus de 10% de moyenne… Et en effet, dès qu’on prend à gauche après le petit pont pour traverser la rivière, vlan ! Ça attaque ! Oh la la : Que c’est raide ! En plus, il y a quand même pas mal de passage sur cette piste, ce qui n’arrange rien. Beaucoup de « bus » emmènent des touristes au lac. A un moment, une voiture manque de rouler sur Bucéph’ qui était tombé au milieu de la route. En plus, le chauffeur insulte Loris par un geste très équivoque, lequel lui répond en lançant un caillou dans sa direction pour se défouler. Ça énerve Ana, qui n’aime pas qu’on réponde aux provocations par de la violence. S’en suit un moment pas bien drôle où Lolo, énervé, part à toute berzingue et se met alors dans le rouge. Lulu et Ana le retrouvent alors allongé sur le bas côté, Bucéph couché à ses côtés… Heureusement, on se réconcilie vite dans ce genre de situations. Oui, il y a des moments difficiles, qu’on redécouvre à la lecture du petit carnet…

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Une route riche en émotions et en couleurs

On décide de prendre le pique nique ici, au milieu de la montée, juste en bord du chemin. Vu l’effort qu’on a fait et l’état de forme des troupes, pas la peine de continuer sans ravitaillement. L’après-midi se résume à la montée des huit derniers kilomètres de col, dont les pentes sont vertigineuses par endroits. Lucile a parfois peur de tomber en arrière, elle qui n’a pas de sacoches avant pour s’équilibrer. Lolo, qui est bien chargé, n’avance vraiment pas vite. A 2km de l’arrivée, surprise : on se prend une subite averse de grêle ! Puis c’est enfin le col, mais on ne voit rien, car le temps est tout bouché.

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Pioufff, ca grimpe dur !
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Enfin arrivés en haut, ça se découvre un peu après l’averse finalement

À la descente, le ciel se découvre enfin au dessus de nous, mais reste chargé au dessus du lac. On décide donc de ne pas trop s’en approcher pour aujourd’hui et de camper ici, près de deux yourtes qu’on a repérées. (On nous a recommandé de bivouaquer près des yourtes, car il y a des loups qui peuvent s’attaquer aux tentes isolées. On ne sait pas trop s’il faut y croire, mais dans le doute, on préfère suivre le conseil.) Le berger, un homme d’une cinquantaine d’année, bien buriné, nous invite à entrer. A l’intérieur, c’est simple mais confortable. Les habitants nous offrent le thé, accompagné de pain, beurre, crème, confiture d’abricots, plus une salade concombre-tomates (oui, c’est un classique !). A part la salade, agrémentée d’une bonne dose de mayonnaise indus’, tout est fait yourte (oui ce n’est pas une maison 😉 ), et donc tout est succulent. Dans un accès de bravoure, LuLu demande un verre de koumis, le fameux lait de jument fermenté, pour goûter. Elle ne se doutait pas, à cet instant, que la plupart des kirghizes que nous rencontrerons par la suite tiendront absolument à nous faire boire leur boisson nationale, et que le fait que nos hôtes actuels ne tenaient pas spécialement à nous en offrir était une aubaine ! En effet, ce n’est pas très fameux en bouche. Ni au nez d’ailleurs… C’est un mélange entre un goût de cendres, de vinaigre, et de fermenté avec un arrière goût de lait (mais différent du lait qu’on connaît). Bref, une expérience intéressante comme diraient certains ;). Nos hôtes s’appellent Dodore et Jarka. Ils ont trois enfants, dont l’un n’est pas à eux. Et en fait, c’est probablement le cas pour plusieurs puisqu’il ne sont pas en couple finalement… Oui on a eu du mal pour comprendre les liens qui unissait tout ce beau monde, on est pas encore assez bons en kirghize (et eux pas assez bon en russe et en signe… ou en anglais ça marcherait aussi). Ils vivent là 3 à 4 mois dans l’année, avec leurs vaches, chevaux et yaks. Les yourtes sont jolies et il y fait chaud grâce au poêle qui tourne à plein régime, avec de la bouse séchée de toute leur ménagerie. Des gens passent. Un gars arrive à cheval, deux autres en camionnette. Ils prennent une tasse de thé, un petit verre de koumis et mangent un bout de nan (le pain plat). Après un petit moment, Jarka nous dit qu’elle va traire les bestioles, donc, après avoir offert une tablette de chocolat à l’une des filles, on les laisse et on va monter notre camp juste de l’autre coté de la rivière.  Anab et Lulu, décidément bien vaillante ce soir, prennent leur douche un peu plus loin dans cette rivière à l’eau glaçante, tandis que Loris se fabrique des tendeurs en chambre à air et des cale-pieds en sacs plastique ^^. Puis on file au dodo car il ne fait tout de même pas bien chaud.

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On se réveille tranquillement alors qu’il fait 3,5° dans la tente. Heureusement le soleil ne tarde pas à pointer le bout de sont nez et ça se réchauffe rapidement. Lucile, à qui l’on avait prêté nos doudounes pour la nuit afin qu’elle s’en fasse une couverture par dessus son duvet (moins gros que les nôtres), n’a même pas eu froid ! Ce matin, Loris est à la popote car nous n’avons pas pu faire chauffer l’eau la veille comme à notre habitude. Pas de Biolite cependant car ni arbres ni buissons ne poussent ici. On utilise donc notre petit réchaud à gaz de secours. La vue sur le lac et les montagnes qui l’encerclent est sublime. Les couleurs changent toutes les cinq minutes. C’est un véritable spectacle. Pas trop de  nuages à l’horizon, la journée s’annonce bien !

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Une journée prometteuse, alors que le lac et ses habitants se réveillent doucement

On attaque alors la descente sur le lac, et il est difficile de ne pas s’arrêter tous les cinq-cents mètres pour admirer le paysage et faire une photo ou deux (ou trois, ou quatre…^^).  Après trois pause photos, Cisko fait des siennes. Il a le pneu arrière à plat. Diagnostique rapide, le résultat est sans appel :  chambre à air pincée dans la piste en descente cahoteuse. Pendant que Lulu prend soin de son canasson, Loris admire le paysage et lit, tandis qu’Anabelle recoud son pantalon. Dans des endroits pareils, il faut savoir profiter d’une crevaison ;). Peu après, on nous invite à prendre le thé, mais nous refusons car on veut essayer d’avancer un peu quand même. C’est frustrant, mais malheureusement on ne peut pas s’arrêter à chaque fois.

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C’est parti pour la descente sur le lac

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Un peu de couture pendant la réparation de Cisko, on ne perd pas de temps en rando 😉

Les yourtes sont ici assez espacées. Souvent, chaque famille possède deux yourtes, une pour dormir, et une pour le reste (la cuisine et la réception des invités surtout). Et souvent, ils ont aussi une petite cabane en tôle, ou une tente  rectangle en bâche qui sert de stockage et de garde manger. Le début de matinée est encore calme. Le plateau se réveille doucement. La première tache des gens est souvent la traite. Plutôt des juments, puis des vaches (ou des yaks) et enfin des moutons et des chèvres. Les nomades ont en effet souvent plusieurs troupeaux. Mais avant tout, la première chose à faire, c’est d’aller chercher son cheval dans la pampa pour pouvoir ramener les bêtes au camp ! C’est plutôt le travail de l’homme. La femme travaille plutôt à la traite (parfois aidée par le cavalier) et surtout aux fourneaux, pour faire le pain, la confiture, et bien sur le koumis et l’incontournable (pour nous ^^) crème fraîche épaisse. Alors qu’on approche du lac, on peut observer cette petite vie bien rythmée, les cavaliers qui chevauchent ça et là et les troupeaux qui gambadent dans ces immenses prairies. C’est apaisant et beau. (Anabelle n’arrête pas de s’époustoufler par de grand Wouah !). On croise quelques voitures de bergers (toujours les vieilles Audis des années 80), quelques touristes en 4×4 loués dans le pays, et des suisses en camping-car tout terrain.

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La vie de la journée se met doucement en route sur le plateau
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Les troupeaux de moutons et chèvres, sous l’œil attentif des bergers (parfois très jeunes) gambadent tranquillement
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Les troupeaux de chevaux se promènent ça et là, moins surveillés

Alors que nous contournons le lac par le coté Est, une bande de gamins nous barre la route en faisans une chaine humaine. On s’arrête et on se salue, puis une fille plus âgée que les autres (15 ans) vient à notre rencontre. Elle nous invite à prendre le thé dans leur yourte et cette fois nous acceptons volontiers (c’est l’heure du goûter 😉 ). Comme Jungle (notre jeune hôte) parle un peu anglais, on arrive mieux à communiquer que la veille. On apprend que nous sommes en fait chez sa tante, et qu’elle est ici uniquement pour les vacances (juillet/Août) et retournera à Bichkek après (où elle vit avec ses parents). Sa petite sœur aussi est ici. A priori c’est assez fréquent d’envoyer ses enfants chez ses frères et sœur bergers pendant l’été. Pratique, c’est un peu une colo à la montagne ;). On apprend aussi que  les enfants commencent l’école à 3 ans et que donc son cousin de 4 ans, Khamza, retournera dans la vallée fin Août, mais que sa tante et la petit Amina qui n’a que 2 ans, resteront jusqu’à Octobre dans ces pâturages merveilleux. Pendant qu’on discute, on boit du thé, que Jungle nous ressert fréquemment, à la mode Kirghize. C’est à dire qu’on verse un tout petit peu de thé très infusé au fond de la tasse qu’on allonge d’eau chaude par la suite. On mange aussi du pain (rompu en morceau comme la tradition l’exige) sur lequel on étale beurre frais ou crème onctueuse. La tante de Jungle ayant insisté, nous avons aussi droit à notre verre de koumis, que nous n’arriverons pas à finir (malgré que nous soyons 3 sur une tasse…). Nous repartons alors qu’il est bientôt midi, tout heureux d’avoir la chance de vivre des instants comme celui-ci.

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Jungle, Amina et Khamza. De jeunes hôtes adorables

Nous avons rarement roulé aussi lentement mais c’est que l’endroit prête tellement à l’émerveillement en permanence que c’est dur de faire autrement. Depuis notre emplacement, le lac est maintenant réduit à une fine ligne bleue, de laquelle s’élèvent des montagnes vertes dans lesquelles sont plantés des rochers de manière inattendue. Devant lui, une grande bande d’un vert brillant, presque irréel lorsqu’elle est éclairée par le soleil, tachetée du blanc des yourtes et des petits points marrons et noirs des troupeaux. On croise un petit berger sur un petit cheval. Ici, ce n’est pas comme en Asie du Sud-Est, où à 8 ans tu as un scooter. Ici, à 8 ans tu as un âne et à 12 ton cheval :). La piste est pleine de graviers et cailloux, avec beaucoup de bosses, successives et régulières, perpendiculaires à la route, comme s’ils avaient construit la route sur une tôle ondulée. Tel les coureurs de Paris-Roubaix on cherche les bords de route plus lisses.

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Le revêtement n’est pas des plus agréables

 

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Le lac est maintenant une toute petite bande bleue, encerclée par des prairies verdoyantes et des montagnes

 

 

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Les bords du lac ne sont pas si plats que ça…

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Encore quelque centimètres et on pourra faire des tresses

Tout au long de la journée, on admire le bleu changeant du lac. Il est parfois carrément turquoise quand il est bien éclairé par le soleil, parfois beaucoup plus sombre lorsque les eaux sont plus profondes. Parfois un peu terne aussi quand les nuages viennent obscurcir le ciel. On y aperçoit même parfois des reflets rouges orangés près des berges, probablement dus à des algues ou à des herbes. Vers 14h, on atteint un campement de « yourtes hôtels » où l’on peut manger. Poisson et riz + petit dej’ (comme chez Jungle) pour un prix quand même important. C’est bon, mais l’ambiance est moins chaleureuse que lors des invitations précédentes. Et en plus, on nous coupe le pain au couteau ! Qu’est ce que c’est que ces manières ! Après ce repas, on se prélasse devant la yourte, avec la vue sur le lac magnifique. Sieste et lecture allongés dans l’herbe sont au programme. Juste avant de repartir, LuLu s’aperçoit qu’elle n’a plus ses lunettes. Zut alors ! On cherche de partout, pendant un bon moment (quasiment 1h). On fouille toute les poches du sac, on refait tout les trajets autour des yourtes où elles auraient pu tomber, mais rien à faire on ne les trouve pas… On repart sans…

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Un pause pour se restaurer dans une yourte plus que bienvenue alors que le ciel s’assombrit

 

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Après le repas, le soleil revient, et l’on se prélasse sur la prairie qui donne sur le lac en observant la vie tranquille qui suit son cours
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Il est pas mignon ?

Alors que l’on continue le contournement du lac, Loris se dit que c’est probablement un des plus beau endroit où il a été. Sur le coté sud, beaucoup plus de yourtes sont présentes. C’est le gros quartier du lac 😉 ! Alors que la route se rapproche vraiment près du lac (jusqu’à présent nous étions toujours à 200m minimum), on y va pour essayer de se tremper les pieds. Mais ce n’est pas vraiment possible. C’est tous marécageux et plein d’algues. Un peu moins glamour que de loin. Temps pis pour la trempette, la vue reste jolie.

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Bucéphale contemple le reflet des montagnes sur le lac
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Euh, c’est par ici la photo

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On commence ensuite à s’éloigner du lac. Les montagnes sont belles et prennent parfois des teintes rougeoyantes avec les fleurs et herbes qui les recouvrent, quand elles ne sont pas blanches grâce aux milliers d’edelweiss qui les tapissent. Il commence à se faire tard, nous n’avons pas d’eau et le ciel se fait menaçant…. Heureusement, on trouve une rivière qui coule lentement entre les nombreuses yourtes implantées ici. Alors que l’on plante la tente entre deux familles/camp de yourtes (nous ne seront pas invités ce soir), les bergers, jeunes et moins jeunes, ramènent les troupeaux et s’activent à la traite. La pluie fait son apparition par petites averses, pas très longues, mais qui mouillent bien. C’est un peu galère avec les tentes mais aussi avec le biolite. En effet, on teste un nouveau combustible, ce soir : la bouse séchée ! Ça marche pas trop mal quand on a un petit peu de bois avec, mais après 45 minutes, les dernières baguettes chinoises y passent et cela chauffe moins, surtout avec la pluie qui revient de temps à autre. La cuisson de pâtes est donc un peu galère. Quand on se couche, on entend LuLu pousser un cris de joie ! Elle viens de retrouver ses lunettes dans une poche en filet hyper visible de son sac à dos ^^. Au début de la nuit, Anabelle passe la tête dehors pour inspecter le coin car elle entend des bruits de bête qui rodent. Pas de loup, ni de mulet ou de yak. Par contre, il n’y a plus un nuage à l’horizon, et elle voit alors la voûte étoilée, qui brille d’une lumière bleutée. Merveilleux.

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Encore un bivouac au pays des yourtes, alors que le ciel se fait menaçant
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On teste le biolite avec un matériau local 🙂
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Pas si mal que ça ! Mais ça fait beaucoup de cendres

Avec ce ciel clair, la nuit est froide, et le réveil aussi. Mais très vite, le soleil se lève et vient nous réchauffer et sécher les tentes. Les enfants des yourtes alentour viennent nous observer, à dos d’ânes, après avoir fait leur job du matin. Ils adorent le casque de Loris et l’un d’eux aimerait bien le garder. Mais bon, il nous reste encore beaucoup de pistes descendantes, cahoteuses, et caillouteuses, alors je le garde, désolé bonhomme. On grimpe doucement jusqu’au col qui nous fera quitter le plateau du lac Song-Köl. On s’arrête plusieurs fois pour prendre des photos et même pas mal de vidéos. Nous nous retournons constamment pour admirer le paysage à couper le souffle et le lac derrière nous qui finit par disparaître. LoLo Cameron s’improvise même réalisateur et nous jouons plusieurs fois la scène d’arrivée au col. Il est très tatillon sur les détails et les actrices sont à bout au bout de 3 prises ;). Bon, en fait, elles (les actrices ;)) sont bien contentes de pouvoir profiter encore un peu de ce lieu.

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Hey, vas-y, c’est mon casque là !
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Le lac déjà n’est plus qu’un souvenir alors que nous repartons

On reste donc un bon moment ici. Le plateau du lac Song-Köl fait partie de ces lieux magiques, comme le lac Baïkal ou les berges du Mékong, où l’on voudrait rester longtemps, plus longtemps. Où les paysages, la nature, sont en harmonie avec les habitants et leur mode de vie. Où l’on se sent bien tout simplement. Une ambiance vivifiante et apaisante. Comme à chaque fois que l’on quitte un tel lieu, nous avons un petit pincement au cœur. On sait que l’on n’y reviendra probablement pas, et nous sommes déjà un peu nostalgique des ces quelques jours passés ici. Heureusement, nous pouvons d’ores et déjà voir ce qui nous attend pour la suite. Un paysage complètement différent, mais toujours somptueux. On voit loin, très loin et tout un tas de montagnes revêtues différemment suivant leur hauteur. On retrouve des arbres et l’on s’aperçoit que quand on n’en voit pas pendant plusieurs jours, cela nous manque, et nous sommes contents d’en revoir. On aperçoit aussi les lacets de la descente qui nous attend, qui promet d’être intense.

On a pas réussi à être synchro… 😉

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Et si vous souhaitez encore plus de photos, c’est dans cet album ou celui-ci.

* Prononcer « Koul »


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