Coups de pédales quasi inexistants pour nos premiers jours au Kirghizstan !

Du 20 au 22 juillet 2017

Le passage de la frontière entre le Kazakhstan et le Kirghizstan, c’est un peut ce que l’on aimerait avoir à chaque fois ! Tout se passe comme sur des roulettes, deux coups de tampons en 10 minutes chronos (et cela aurait pu être 5 si le douanier n’avait pas essayé d’obtenir le « 06 » de Lulu ), et nous voilà dans un nouveau pays.

L’arrivée sur Bishkek se fait dans la foulée et nous ne sommes pas trop dépaysés, on se croirait encore en Russie. Tout le monde parle russe, malgré les efforts du gouvernement pour que les gens utilisent leur langue maternelle et on se débrouille donc pas mal du tout (olala, on diraient qu’on est des vieux briscards quand on dit ça). On file à notre petite guesthouse dans la banlieue, qu’on a un peu du mal à trouver car toutes les maisons en bois se ressemblent ici, et qu’elle n’est pas franchement indiquée. Mais une fois que l’on trouve la bonne porte, on découvre directement l’incroyable hospitalité kirghize, et quelques coutumes qui nous accompagneront jusqu’à la sortie du pays. En effet, nous sommes chez une famille kirghize qui loue les chambres de son grenier, mais malgré cet aspect commercial, qui bien souvent change radicalement les rapports qu’on a avec les gens, nous sommes accueillis très chaleureusement. D’abord nous sommes invités à boire le thé avec Camilla, la nièce des proprios, qui fait ses études de médecine dans la capitale. Elles nous le sert à la façon kirghize (qui est aussi la façon turque), c’est-à-dire en nous servant un tiers de tasse avec un thé noir bien infusé et en complétant avec de l’eau chaude (on ne connait toujours pas l’intérêt de cette pratique). Elle sert LoLo en premier, car c’est la tradition, les hommes en premier. Bon Ok… On ne l’attendait pas si tôt celle là. Nous discutons bien, avec cette charmante jeune fille, du pays, de la ville, des coutumes. Malgré la russification de la ville, les traditions, plutôt conservatrices dirons-nous, persistent bien par ici. La soirée prend une tournure internationale quand nous sommes rejoints par Ayumi, une japonaise qui loge ici. Nous parlons de la signification des prénoms, qui sont souvent encore porteurs de sens dans de nombreuses cultures. « Ayumi » par exemple signifie « marcher » ou « marcheuse » en japonais (car elle avait des grands pieds à sa naissance^^). Nous aimons demander aux gens la signification de leur prénom, et nous sommes toujours un peu déçus de répondre que les nôtres n’en n’ont pas vraiment (ou alors qu’elle est assez éloignée du prénom actuel). Nous sommes ensuite rejoint par  Xavier, un espagnol de Majorca qui est bien marrant (alors même qu’il est policier^^).

Le soir, impossible de refuser la soupe que nous offre notre hôte ! Des espèces de nouilles ouïghoures que l’on appelle ici laghmans. Super bon. Nous sommes ravis par cette entrée en matière :).

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Avec la gérante de la GH et Ayumi

Rapide tour dans Bichkek : l’incontournable Bazar d’Och

Le lendemain nous partons pour notre premier vrai bazar urbain d’Asie Centrale. C’est le genre d’endroits incontournables, à la fois mythiques et un peu mystiques, qui ont fait la renommée de la route de la soie. Nous nous rendons donc au « ош ьозор » (Och bazar) comme on dit ici. Immense et plein de merveilles. On n’ose pas laisser nos vélos seuls, même attachés entre eux à un poteau, notre hôte nous l’ayant fortement déconseillé. On circule donc entre les étals avec nos canassons. Cela se fait bien. LoLo les garde de temps en temps pendant que les filles vont explorer plus loin. Il adore, comme à son habitude, rester là à observer les passants et marchands, en déclenchant régulièrement l’obturateur de son appareil photo. On découvre ici l’élément le plus intéressant du costume kirghize masculin, qui est porté partout dans le pays, quand même plus par les anciens que par les jeunes, à savoir le haut chapeau pointu de feutre blanc ! Look d’enfer assuré ! ;). Au bazar, on fait le plein de fruit secs, notamment d’abricots (une des plus importante ressource du pays a priori) , et autres provisions pour notre route jusqu’à Och à l’autre bout du pays. On découvre aussi les « fromages » locaux. Bon, ce n’est pas roulé à la main sous les aisselles, mais ça vaut le détour quand même ! Ultra salés, ultra secs, ils se présentent sous la forme de petites boules, ou… de petits boudins pressés à la main comme on le devine aisément grâce à l’empreinte des droits :p. Parfait quand on n’a plus de sel pour les pâtes, ou une fissure à colmater ;). Bien entendu, comme depuis Ürumqi, le pain plat est à tout les coins du marché. On remarquera cependant qu’il est un peu différent ici. Il monte un peu plus, sauf au centre bien entendu, où il est tamponné (c’est la signature du boulanger un peu) et parfois presque troué. Certains sont un peu « briochés », à cause de la margarine qu’ils rajoutent à la pâte. Nous sommes un peu moins fans. On s’apercevra au fur et à mesure que nous avançons sur la route de la soie, que chaque région/pays fait des pains plats, mais toujours avec sa petite variante locale. Le bazar, c’est aussi l’occasion de boire un coup et comme il fait bien chaud ici, en plein été, on se laisse tenter. On se garde la boisson nationale pour plus tard, et on se prend du kvas, qui est vendu par des marchand ambulants disposant d’une énorme citerne, jaune, avec marqué dessus « КВАС », et qui garde la précieuse boisson au frais. Mmmmh, on est toujours aussi fans !

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Si l’architecture du bazar n’est pas des plus élégantes, l’ambiance est bien présente.

On profite de notre petite balade en ville pour réserver nos billets de train pour le lendemain. On triche pour la première partie de la route, pour gagner un peu de temps. Comme dans les trains russes, on nous fait prendre un billet spécial « vélocipède » au guichet. Puis on retourne à la guesthouse se reposer un peu et finir de préparer nos affaires pour demain.

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Une carte d’un autre temps !

Prendre le train un samedi matin pendant les vacances pour aller à l’endroit préféré des habitants de Bichkek (le lac Issik Kul), une idée… originale !

Quand on arrive sur le quai, il y a foule : des familles avec plein de bambins, d’ados, d’animaux, et surtout, plein de sacs remplis de nourriture. Nous sommes bien en avance (20 minutes) pour prendre le temps de monter tranquillement nos vélos dans le train. Sauf que, comme bien souvent, il arrive au dernier moment, et nous avons alors 2 minutes à peine pour embarquer. A l’arrivée du train, tout le petit monde présent sur le quai se rue sur les portes et on ne sait vraiment pas où aller avec nos vélos. Un contrôleur nous indique une extrémité du train, où un autre nous fait signe que non, c’est à l’autre bout qu’il fait aller. Tout le monde est déjà entré (normal, on s’est fait l’aller retour d’un bout à l’autre du quai !) et on est en stress. On monte comme on peut vélos et bagages, et c’est parti ! Quant on se fait contrôler, le monsieur nous indique que pour les vélos cela ne se passe pas comme ça normalement.

« – Il ne faut pas acheter de tickets, et me payer un supplément directement dans le train.

– Ah oui, évidemment, on y avait pas pensé, pour le retour on fera comme ça ! (Toujours être gentil avec le contrôleur, même s’il essaie de vous soutirer de la thune.)

– Très bien alors, ça va pour cette fois ! » (Ouf, il l’avait un peu mauvaise, mais il a accepté nos billets « vélocipède » sans nous taxer !)

Bon on ne fait pas le retour mais il n’est pas obligé de le savoir ;).

Dans le train, on est assis à côté d’un couple qui se trouve foufou de prendre le train pendant 5 heures (d’habitude ils vont à Issik Kul en voiture). Quand on leur raconte notre voyage, ils changent d’avis : finalement, c’est nous les dingos. (Mais pour nous, ils sont quand même plus fous que nous car ils se font l’aller-retour, soit 10h de train, dans la journée !!!) On joue aux cartes. LoLo ne se débrouille pas trop mal, mais pas Lulu qui remet la faute sur le gars qui n’explique pas la moitié des règles correctement d’après elle ^^. Bon, ok c’est vrai que c’est la pire explication de règle d’un jeux de carte, pourtant très simple, qu’on nous a jamais faite (même quand il explique la règle en russe à sa copine, qui connait déjà le jeu, elle ne comprends pas !) En plus, dès qu’on a enfin compris la règle, il insiste pour changer de jeux… Anabelle tricote et finit à temps son bonnet (ça pourra servir par la suite). Difficile de l’imaginer car pour l’instant on a très chaud ! Depuis qu’on est monté, le train a fait plusieurs arrêts et s’est bien rempli. Des enfants sont assis sur les couchettes au dessus de nous, à moitié pliés (les enfants, pas les couchettes !). Au dessus d’eux, depuis l’étagère pour les bagages, la glace qui servait à maintenir la bouffe au frais fond et nous dégouline dessus. C’est convivial, quoi !

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Arrivés à Balychky (au bord du lac), on mange un petit repas dans un café (ya pas grand chose, on comprend pourquoi ils avaient apporté autant de bouffe !) puis on va faire un petit plouf dans le lac. Ce n’est pas le meilleur endroit, car la plage est dans la ville, et que ce lac immense en a d’autres vraiment plus jolies et tranquilles. Mais ensuite, on prend la direction opposée, donc on n’a pas le choix, et puis on est bien contents de se baigner quand même !

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Et on n’est pas les seuls dans l’eau 🙂

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La plage kirghize, c’est comme une plage française, mais avec des yourtes :p

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On ne traine pas trop, car un long et périlleux (oui oui !) trajet nous attend. C’est parti pour le lac Song Kul !

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Au fait, notre itinéraire est (presque) à jour !

Et si vous souhaitez quelques photos supplémentaires de ce passage, c’est par .


4 réflexions sur “Coups de pédales quasi inexistants pour nos premiers jours au Kirghizstan !

  1. hello!
    concernant votre trajet, est-ce que vous avez mesuré la longueur des portions ‘en jaune’ (en moyen de locomotion autre que le vélo) ? (les 19908 km, en italie, ne représenent que la partie vélo ?)

    J'aime

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