Chaleur ouigoure dans le Xinjiang

Pastèques, police, soleil, autoroute, montagnes : voici ce qu’on répondrait à la question « Pouvez-vous résumer en 5 mots votre traversée de l’Ouest du Xinjiang, d’Ürümqi à la frontière Kazakhe ? ». Une traversée fatigante mais riche en émotions ! (du 1er au 12 Juillet 2017).

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Dès l’arrivée en train à Ürümqi, on prend la mesure de ce que va être l’ambiance ultra-sécuritaire dans la province. A vrai dire, on l’avait déjà sentie au départ du train, où les contrôles des bagages qui ont lieu dans toutes les gares en Chine étaient exécutés de manière beaucoup plus stricte, chaque passager passant ses bagages dans les scanners un par un, ce qui nous avait valu la confiscation de notre gaz. Mais ici, il y a carrément une zone franche autour de la gare, à laquelle on ne peut accéder qu’après être passés dans des portiques. Difficile aussi de trouver un hôtel dans nos prix, car très peu d’entre eux sont accrédités pour recevoir des touristes ! Cette entrée en matière nous plait guère…

La ville est immense, à la chinoise, même si elle est en partie peuplée de Ouigours, un peuple à la langue et à la culture très proches des peuples d’Asie centrale. Comme au Tibet, les colons de l’ethnie Han (l’ethnie majoritaire en Chine) ont largement investi la zone, encouragés par le gouvernement, et ils sont ici maintenant presque aussi nombreux que les Ouigours (1). Cependant, on peut voir des restaurants, des boulangers (on raffole des nans, leurs pains plats en forme de galettes), ou des marchands Ouigours un peu partout. La ville possède un grand bazar, du moins son enceinte, mais il ressemble plus à un centre commercial qu’à un bazar à l’orientale, pas très authentique, car un peu transformé en attraction à touristes.

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Les fours dans lesquels cuisent les nans

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Première mosquée d’Asie centrale

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On y retrouve Lulu, qui nous fait notre première frayeur : elle n’est pas sure d’être acceptée sur le territoire chinois, car elle n’a pas de billet retour ! C’est du moins ce que lui a dit la compagnie aérienne à l’enregistrement, avant de lui faire signer un papier certifiant qu’elle paierait elle-même son billet au cas où elle serait expulsée ! Quel soulagement quand elle débarque à notre auberge ! Après qu’elle a acheté un vélo et un minimum d’équipement, nous voilà prêts à (re)prendre la route.

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Heureuse, l’Anab

Les 2 premiers jours après Ürümqi ne sont pas des plus agréables : une circulation chargée et un paysage urbain quasi ininterrompu. Heureusement, à 3 pour se relayer, on avance plutôt vite. Les villes que l’on traverse sont encore très grosses et possèdent parfois des énormes cheminées (comme celles des centrales nucléaires chez nous). On a du mal à imaginer qu’ils en aient en pleine ville, mais peut-être sont-ce des centrales à charbon ? Le soir du 2ème jour, on commence à apercevoir les monts Tianshan (Monts Célestes) au loin. Cool, ça va devenir plus joli. On galère à trouver un emplacement pour camper : le moindre espace plat semble cultivé. On se met finalement entre 2 champs, presque en bord de route, pas du tout cachés. On est bien fatigués de notre étape de plus de 100 bornes aujourd’hui, et on s’endort vite. Soudain, Anabelle se réveille d’un coup : une torche puissante éclaire la tente. Que se passe-t-il ? Un coup d’oeil par la porte de la tente permet de reconnaitre deux voitures de police ainsi qu’une demi-douzaines de flics ! On nous somme de sortir (limite les mains sur la tête…) et de présenter nos passeports au plus vite. Un des guignols filme la scène avec son téléphone portable (pour se vanter auprès de ses collègues d’avoir délogé de dangereux cyclo-campeurs ?). Un autre nous explique qu’on ne peut pas dormir là, que c’est interdit et très dangereux ! Qu’il faut qu’on remballe tout et fasse demi-tour pour aller à l’hôtel ! Heureusement, on négocie un peu, Anabelle et Lucile surjouent le froid et la fatigue, et on obtient le droit de rester là pour la nuit. Mais attention, demain matin 6h, on dégage ! Pour notre sécurité, parait-il. Ben oui, c’est bien connu, après 6h, ça devient dangereux. Les loups garous sortent, les zombies se réveillent, et les méchants terroristes Ouigours égorgent les campeurs ! Contents de pouvoir rester, on avance le réveil d’une heure (arf!) au cas où ils viennent vérifier qu’on part bien à l’heure prévue. C’est qu’on n’a pas bien envie de revivre le même réveil violent. On se rendort assez vite, car on est quand même bien claqués. Mais voilà que moins de 2 heures plus tard, rebelotte ! C’est une nouvelle équipe cette fois-ci. Ils sont vraiment paranos, ici ! On peut cependant négocier sans sortir de la tente cette fois, et on est à nouveau autorisés à rester. Ben on espère bien, il est minuit là, vous croyez quand même pas qu’on va replier nos affaires maintenant ? Ah, quels bout-en-trains, ces flics du Xinjiang !

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Comment ne nous sommes-nous pas doutés que le coin n’était pas sûr ?

Les jours qui suivent, on a à nouveau affaire aux policiers, mais nos relations avec eux s’améliorent de jour en jour. Il faut dire que quand on les rencontre de jour, sans qu’ils ne nous pointent leur lampe dans la tronche, ils sont tout de suite beaucoup plus avenants ;). Ils nous offrent maintenant systématiquement soit des bouteilles d’eau ou de soda (malheureusement dégueu), soit de la pastèque, soit un jour carrément le repas, une glace, la connexion wifi et même une petite sieste dans une pièce climatisée (ça, on refuse, malgré notre envie de dormir, parce qu’on est chez les flics, quand même !). Dans cette brigade, qu’on a pu observer d’un peu plus près (on pourraient faire un reportage : « Infiltrés dans les cantines des commissariats du Xinjiang » 😉 ), l’ambiance est plutôt relax, mais à bien y regarder, on trouve quand même deux « clans »: d’un coté les Ouïgours, de l’autre les Hans. Ils ne mangent pas à la même table, par exemple. Un autre jour, ils nous escortent en voiture sur 15 kilomètres pour traverser une ville « car la route n’est pas sure ». On fera des pauses pour qu’ils nous achètent de l’eau, du pain… Puis ils nous laissent quand on arrive sur l’autoroute car il n’y a plus de danger! (On a pas la même notion du risque…) A la fin, on se demande s’ils ne se téléphonent pas de ville en ville (les postes sont toujours situés aux entrées des villes), se prévenant de notre venue, et rivalisant de cadeaux pour nous impressionner, car les derniers jours, on n’est même plus contrôlés : ils nous font nous arrêter seulement pour nous offrir à boire ou à manger ! On adore la pastèque du Xinjiang, et c’est génial par cette chaleur, mais il y a des jours où on doit en manger une chacun – et elles sont énormes. On a un peu peur pour nos intestins…

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Notre charmante escorte 😉

Un jour qu’on s’arrête chez des gens qui habitent en bord de route pour leur demander de l’eau, ils nous prennent pour des chinois et nous demandent de quelle minorité on est !!! On est interloqués. Comment peut-on une seconde imaginer qu’on soit chinois? En plus, ça se produit une deuxième fois, à un contrôle où les policiers nous demandent notre carte d’identité (chinoise, bien sûr !). En discutant un peu, on comprend qu’il existe une minorité russe au Xinjiang, c’est donc pour des chinois-russes qu’on a été pris ! 😀 En parlant des cartes d’identité chinoises et des contrôles, on est encore une fois éberlués de voir à quel point les chinois sont surveillés, dans le Xinjiang encore plus qu’ailleurs. A chaque contrôle de police (mais aussi à l’entrée de certains commerces), ils doivent « badger » leur carte d’identité électronique et passer dans des portiques. Nous, ça nous hérisse le poil, mais ceux avec qui on discute trouvent ça plutôt bien, c’est pour leur sécurité…

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Les chinois qui nous ont pris pour des… chinois ! Ils trouvent que Loris ressemblent à « Makesi » (Marx)

Le midi, on essaie, la plupart du temps, de s’arrêter dans des restos Hui (une autre minorité musulmane) qui font des nouilles à tomber par terre. Les assiettes sont copieuses et on peut les agrémenter de mille et une façon, c’est génial ! En plus, les regarder faire les nouilles est un véritable spectacle, car ils arrivent à te faire un spaghetti de 5 mètres de long à partir d’une boule de pate, sans machine, en moins de 30 secondes chronos. Bref, on adore ! Souvent, les restos sont tenus par des familles, et les enfants participent au service pendant les vacances. Un jour, la famille qui tient le resto n’arrête pas de nous faire des cadeaux (pastèque, soda, et même du thé à emporter dans des grandes bouteilles, plus des cahiers car le fils a vu qu’on écrivait notre journal dans un cahier à cases, fait pour les caractères chinois, et pense que ce n’est pas pratique pour écrire des lettres !). Ils prennent des tas de photos avec nous, la maman montre toute la famille sur son téléphone, et les voisins viennent mettre leur bébé dans nos bras pour faire une photo !

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Les nouilles Hui : avant …

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… et après ! Mmmmmh !!!

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Nous aussi, on fait des gestes cools sur les photos !

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Souvent, on roule sur l’autoroute, seule option sur certaines parties. Heureusement, il y a peu de monde, c’est très roulant, donc ça permet d’avancer plutôt vite. Par contre, il n’y a des sorties que tous les 20 à 30 kilomètres, donc il ne faut pas se louper quand on veut s’arrêter. Sur cette route, on croise de temps en temps des cyclistes chinois. On discute un peu avec eux, mais ils sont souvent plus rapides que nous. L’un d’eux, notamment, est parti de Shanghai il y a seulement 39 jours. Balaise !

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L’autoroute, c’est roulant !

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La route d’à côté, moins roulant ! (On a loupé l’entrée)

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Il fait chaud, on n’a qu’une envie, se tremper dans de l’eau. Mais impossible d’en trouver pendant des dizaines de kilomètres. Alors, quand on aperçoit cette petite mare, on ne peut pas résister. Dommage, elle est salée !
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On essaie tout pour trouver de l’eau. Loris descend même dans la station de pompage du bâtiment de sortie d’autoroute (quasi-neuf, mais désert). Encore raté ! Il faudra faire 20 bornes de plus !

Aux bivouacs, on est maintenant 3, avec 2 tentes à monter. La logistique change un peu : montage des 2 tentes par les filles, pendant que Lolo se met direct’ au biolite. Lulu se charge souvent de la collecte du bois (une très bonne recrue pour cela 😉 ), Anab fait toujours le petit commis. Ici, le soleil se couche tard, souvent après nous ! Et oui, en Chine, il n’y a officiellement qu’un fuseau horaire, calé sur Pékin. Du coup, dans le Xinjiang, plus de 3000 kilomètres à l’Ouest, ça fait un sacré décalage. Ce qu’on n’avait pas bien compris, c’est qu’en fait, ils vivent ici au rythme d’une heure non officielle qui a 2 heures de décalage avec celle de Pékin. Ça explique pourquoi on est toujours les premiers clients au resto le midi, mais que ça se remplit quelques temps plus tard… Et donc en vrai on se lève à 4h du matin !

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Ecriture quotidienne du journal

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Deux jours avant d’atteindre la frontière, on doit arriver près d’un grand lac qui se situe à environ 55 kilomètres de l’endroit où l’on campe. On est motivés pour y arriver pour midi, si l’on roule à la même allure que ces derniers jours, ça ne devrait pas poser problème. Sauf que, dès les premiers kilomètres, la pente a tendance à pencher dans le mauvais sens… On n’avait pas prévu que ça monte, bizarre. On continue à maintenir un bon rythme un moment, mais ça ne faiblit pas, et on a maintenant vue sur la suite de la route. Ouille ! Ca va monter raide, et pendant longtemps. Un coup d’œil au GPS nous apprend que ça continue en fait comme ça jusqu’au lac. 50 kilomètres de montée ! Comment a-t-on pu louper cette info ? Probablement car on ne pouvait pas faire le tracé en vélo (celui qui permet de voir le dénivelé), sur l’autoroute… Pour notre pique-nique au bord du lac c’est donc râpé. L’objectif est maintenant de l’atteindre ce soir. Or, avec la chaleur et la pente qui se raidit, c’est de plus en plus difficile. Surtout qu’on est un peu démoralisés. Heureusement, un resto routier apparait sur notre droite, juste au moment où on se dit qu’on a trop faim et qu’on ne pourra pas continuer longtemps sans manger ! Youpi ! C’est en plus fort mignon et les nouilles Ouigoures sont presque aussi bonnes que celles des Hui (mais la technique de préparation est différente). Avant de quitter le resto, une petite réparation de chambre à air, car Eclair a marché dans un résidu de roue de camion qui lui est resté dans le pneu. Ca fait le show pour les clients du resto. L’après-midi, en plein cagnard, il nous faut puiser dans nos dernières réserves (nos derniers Snickers complètement fondus ;)) pour venir à bout de ce col. On fait des pauses à chaque fois que la route passe sous un pont, seule ombre disponible dans le coin. C’est dur.

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Arrivés à la ville au bord du lac, surprise ! Une ville « Disneyland » a été construite tout récemment : un complexe hôtelier en bois, des restaurants, une place qui brille, des sapins plantés de partout (alors que ce n’est pas du tout le type du coin). Mais la cerise sur le gâteau, c’est la barrière qui fait tout le tour du lac, empêchant de se rendre librement sur ses berges. On essaie quand même de la franchir, mais on ne nous laisse pas nous approcher sans le sésame de 70 yuans. On essaie alors de trouver une faille dans la sécurité, en contournant par une route secondaire, et on découvre en effet une ouverture dans les barrières. On hésite à entrer, car on n’est vraiment pas loin du sas avec ses gardes, et on se dit aussi que notre tente sera sans doute visible depuis la zone de contrôle. Surtout, si on vient nous déloger, on ne pourra pas faire semblant de ne pas être au courant que c’était payant, vu qu’on s’est présenté à l’entrée… Bon, du coup, on pose le camp à l’extérieur de la zone payante, pas au bord du lac, donc, mais dans un cadre pas mal non plus. Alors qu’on va se coucher bien crevés, on entend une musique puissante qui semble venir de la ville. On sort la tête des tentes pour découvrir, yeux écarquillés, qu’un spectacle sons et lumières bien kitch, accompagné de jeux d’eau sur un thème proche de la reine des neiges a lieu dans le centre du « village vacances »… Quand il se termine, l’orage arrive…
Ces journées intenses sont bien, mais fatigantes. Le lendemain, on somnolera même sur nos vélos, c’est dire ! C’est l’effet autoroute aussi, c’est moins stimulant qu’une petite route de col ;). Nous ne sommes d’ailleurs pas les seuls usagers folkloriques sur cette autoroute, on croise aussi des bergers avec leur troupeau !

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Endroit paradisiaque, entouré de vilaines barrières bien voyantes

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On a trouvé une faille !

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Plus on s’approche de la frontière Kazakhe, plus on a le loisir d’échanger avec des gens, qui sont adorables. En remplissant nos gourdes, ou en faisant des courses, on se fait inviter à boire le thé, à manger de la pastèque (voire plus). Quand on passe dans des villages plus paumés, des nomades nous invitent à venir voir leur yourte, nous disant qu’ils ont tué un mouton, ce serait cool qu’on en profite ! Hélas, notre visa se termine bientôt, on doit avancer, et donc décliner les invitations.

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Le dernier soir en Chine, on est bien fatigués par ces 8 jours à 90km de moyenne, et on n’a qu’une hâte : dormir. On se trouve un coin pas super, séparé de la route uniquement par de grands arbres, mais ça fera l’affaire. Alors qu’on monte la tente, un jeune homme arrive et engage la conversation, très heureux de voir des étrangers. Rapidement, il nous propose de venir dormir chez lui. On ne sait pas trop, car on a vraiment envie de se coucher tôt, et on sait que chez des hôtes, ce ne sera pas possible. En même temps, ce garçon est si enthousiaste à l’idée de nous accueillir qu’on trouve dommage de refuser. On le suit donc jusque dans sa maison, une petite ferme donnant sur une cour et un jardin. Le tout est très fleuri, c’est super agréable. On fait la connaissance de son papa, Saimet, et de sa maman, dont on a oublié le nom (oups). Il nous conduit ensuite dans une des 3 pièces de la maison, qui dispose d’une estrade à l’orientale décorée de tapis et coussins, et nous offre le thé accompagné de gâteaux et fruits secs en quantité. Puis nous allons nous promener un peu pendant que la maman prépare le repas : pas question d’aider, nous sommes les invités ! C’est un peu gênant, mais on n’a pas le choix. Nous nous posons en bord de ruisseau, au frais. C’est l’occasion de discuter un moment avec notre hôte, Saibudin (Sai Puding en chinois). Il est le benjamin d’une fratrie de 3 enfants. Ses deux grandes sœurs sont mariées et ont des enfants. Lui a 17 ans, il étudie à Tianjin, à l’autre extrémité du pays, dans une école pré-universitaire. Il nous explique qu’il souhaite vivre dans l’Est, car la vie y est plus facile, il ne veut pas être fermier comme ses parents. Il parle ouigour avec ses parents mais ne le lit pas (le ouïgour est la seule langue turque encore qui s’écrit encore en alphabet arabe(2)), et se sent profondément chinois – de la minorité ouigoure. Le diner est délicieux (des nouilles ouigoures, ou « Lagman » aux légumes et mouton). On n’ose pas dire qu’on est végétarien et on avale nos tous petits morceaux de viande sans broncher. On savait avant de partir qu’en Asie centrale, ce serait compliqué d’éviter la viande tout le temps, et justement dans des occasions comme celles-ci. Ca ne nous dérange pas, car notre végétarisme est plutôt militant, et dans ce genre de situations il a peu lieu d’être. Saibudin n’arrête pas de nous resservir, répétant une phrase qu’on pourrait traduire par « Mangez, vous ne savez pas ce que vous mangerez demain ! ». Alors on mange :). LoLo s’adapte aux coutumes culinaires locales, et croque dans les gousses d’ail crues à pleine dents. On montre les photos de famille, on s’échange les adresses, c’est une super soirée. Pour la nuit, on nous a fait des lits à la Ouigoure, c’est-à-dire qu’on a disposé des tapis épais moletonnés dont la partie située vers la tête se replie pour former un oreiller. On a aussi des énormes édredons, alors qu’il fait encore 30 degrés à l’intérieur, pas aéré… 🙂 On dort les filles d’un côté, les garçons de l’autre : Loris partage le salon avec Saibudin.

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Le lendemain, on arrive à Khorgos, la ville frontière avec le Kazakhstan. On aura passé (en tout) 3 mois en Chine, dont 15 jours dans le Xinjiang. Une expérience qu’on n’est pas prêts d’oublier :D. Une dernière petite touche de Chine pour qu’on ne l’oublie vraiment pas : la frontière complètement improbable. Aménagée comme un lieu touristique immanquable, avec attractions, tour en calèche (au pied des immeubles), selfies spots… Et pour finir, pour rentrer dans le bâtiment de la frontière, on nous fait passer dans un scanner comme pour les bagages ! Debout, sur un tapis roulant !

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Allez, nous aussi on se prend en photo devant ce magnifique monument représentant la porte de l’extrême Ouest de la Chine !


Toutes nos photos du Xinjiang ici !

(1) Une très bonne vidéo sur la situation géopolitique de la région ici : https://youtu.be/3CyCJElDHjA
(2) Une petite explication imagée des peuples turcs là (même s’ils sembleraient plutôt originaires de Sibérie que d’Asie centrale comme elle l’indique) : https://youtu.be/SLYGT3scLRY


3 réflexions sur “Chaleur ouigoure dans le Xinjiang

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