Thailande part 1 : de Trat à Cha-am, traversée du golfe de Bangkok

Pour ce retour sur la Thailande, nous partageons avec vous quelques extraits de notre journal.

J183 – Mardi 28 fevrier. 42 km. Météo : soleil

L’entrée en Thailande se fait vite fait bien fait. Nous nous arrêtons retirer quelques baths (avec des frais exhorbitants) puis nous passons dans un marché pour changer nos derniers reals en baths (à un taux plus avantageux que le taux officiel!) et acheter des goûters, dont des dattes et des ananas. 🙂 Après nos premiers coups de pédales​ en Thailande, on s’arrête dans une plantation de litchis​ pour pique-niquer. On capte encore le réseau cambodgien et on en profite pour avancer le blog et faire même un appel whatsapp avec Pascal. Puis nous repartons. Ici, la route est nickel, un vrai billard ! En ce début d’aprem, il n’y a pas beaucoup de circulation, mais cela se densifie sur la fin d’après-midi​. Plus de voitures que de scooters, pas de « motoculteurs » (2 roues, un moteur de tondeuse, une grande poignée pour guider le tout, auquel on peut accrocher une grande carriole pour transporter du matos ou des passagers), ça change ! Le gros changement, c’est aussi le sens de circulation : et oui, ici, on roule à gauche ! Ce qui est cool, c’est qu’il y a une grande bande d’arrêt d’urgence/bande cyclable sur le côté des grandes routes. Côté végétation, cela parait beaucoup moins sec qu’au Cambodge, même si là aussi on trouve des monocultures à gogo (litchis, bananes, palmiers à huile). En fin de journée, des montagnes qui paraissent impressionnantes se dessinent à l’horizon. Ça faisait longtemps, on apprécie ! 😉 Nous galérons un peu à trouver le coin de bivouac mais nous arrêtons finalement sur une crête, un peu visibles de la route, mais avec un chouette paysage.

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Premier bivouac en Thailande, les esprits veillent sur nous.

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J184 – Mercredi 1er mars. 64km- soleil

Nous nous levons à 5h30 et apprécions le lever du jour sur les montagnes qui nous entourent. On décolle à 7h30. 2 heures pour lever le camp, encore, comme d’hab. Après 3 kilomètres, on rencontre une ville et on s’y arrête pour refaire nos stocks de fruits et légumes au marché, acheter une carte SIM thaïe, faire le plein d’eau, et acheter quelques beignets de bananes locaux (faut bien qu’on compare avec le Laos et le Cambodge). 😉 On n’en repart qu’à 9h30. La route est toujours grosse et pleine de circulation pendant un moment. Puis on tourne et on prend une route plus tranquille. Apres une montée bien raide, on descend sur un lac au bord duquel on prend notre pique-nique (dans un abri pour pêcheurs). Ensuite, il y a encore pas mal de montées/descentes, mais surtout une descente vraiment raide ou nous atteignons les 60 km/h ! Heureusement que la route est en excellent état. À Nong Bom, on s’arrête pour remplir les gourdes chez des gens, et il s’avère que ce sont des cyclistes ! Ils sont tout contents de nous recevoir, nous offrent de l’eau fraiche et des bananes, puis le monsieur, qui parle assez bien anglais, nous montre ses trophées obtenus lors de courses cyclistes. On pédale encore une dizaine de kilomètres puis on se pose dans une palmeraie (de palmiers à huile). Dommage qu’ils mettent plein d’herbicides, insecticides et autes fongicides pour laisser le sol à nu, car ce sont quand même de jolis arbres. Pour le repas, on se régale d’un riz courge/ananas aux noix de cajou : une TUE-RIE ! 😀 [NDLR : Vous aurez la recette, un jour…]

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J185 – Jeudi 2 mars. 64km. Météo : ensoleillé​


Encore une fois, le réveil n’a pas sonné et on se lève finalement à 6h au lieu de 5h20. Pas trop grave car nous avons encore une petite étape. 🙂 La matinée est plutôt roulante car souvent en faux plat descendant malgré quelques côtes. Nous avons encore du mal à rouler à gauche. À chaque croisement, nous avons tendance à aller chercher à droite (surtout Loris). Heureusement, sur cette route encore une fois nickel, il n’y a pas grand monde. Anabelle est un peu fatiguée. Il faut dire que cette nuit, la rosée avait mouillé les feuilles de palmiers qui nous gouttaient dans la mouille (nous n’avions mis que la moustiquaire). Vers midi, nous trouvons de la street food au croisement de 2 grandes routes. Parfait pour (re)tester les beignets à la banane Thaïs. Il y en a 2 types : les premiers avec des bananes tranchées et assez peu de pâte, mais un peu de cacahuètes grillées sur le dessus, et les seconds, nos préférés d’Asie, avec les mêmes petites bananes mais entières, plus de pâte, et de la noix de coco râpée intégrée dedans. Miam ! […] Apres le pique-nique, nous passons dans Trat, notre première ville thaïe. Un peu délabrée, avec des immeubles de 2-3 étages décrépis, un peu bordélique (les mêmes fils electriques qui pendent partout qu’à Beijing), et pas trop bondée. Apres quelques emplettes au marché (ou l’on peut constater qu’il y a des masses de street food fort appétissante), nous quittons la ville et cherchons un coin de bivouac sur la péninsule qui nous amène au ferry pour l’ile de Ko Kood où nous irons avec les parents de Loris, après avoir fait le plein d’eau chez un gars encore une fois fan de velo ! On bataille un peu pour trouver car c’est pas mal urbanisé​, mais on finit par dégoter un coin dans une plantation d’hévéas. Pas très riche en biodiversité mais bien plat et avec plein de place. […] Nous allons nous coucher alors qu’il fait encore bien chaud, parce que la chaleur de l’aprem n’est pas vraiment retombée et que notre tente ventile moins car nous avons mis le double toit pour éviter les désagréments de la nuit précédente.

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Apparemment, Loris n’est pas le seul à avoir du mal à tenir sa gauche…

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J186 – Vendredi 3 mars – 24 km – Meteo : beau

Cette nuit, ce n’est pas la rosée qui nous a réveillés, mais les proprios de la plantation. Maintenant, on le saura : dans les plantations d’hévéas, le travail se déroule le matin très tôt (4h!). En effet, deux personnes viennent refaire les entailles dans les arbres pour que la sève s’écoule dans les petits bols prévus à cet effet. Dans la journée, il doit faire trop chaud et elle doit sécher. Ils nous réveillent donc avec leurs lampes hyper puissantes (dignes de celles des chasseurs de chauve-souris​ laos), mais heureusement nous laissent finir notre nuit ici. On aura même droit à des encouragements qund ils repasseront alors que nous sommes au petit dej. On prend un peu notre temps car on n’a que 20 km à faire avant d’arriver à l’hôtel que les parents de Loris ont réservé. Le trajet se passe tranquilou. On arrive à l’hôtel, c’est classe ! Il y a une piscine !!! Après l’installation, on se baigne, on prend des infos sur la Birmanie, puis on va manger dans un petit bouiboui. À notre retour, les parents sont là ! Ce sont encore de joyeuses retrouvailles ! On profite de l’aprem ensemble : on en a, des choses à se raconter. Puis on va se coucher.

Le lendemain, on part pour nos vacances à Ko Kood, mais ceci est une autre histoire…

J 193 – Vendredi 10 mars 70km – Météo : soleil et nuages

Plein de bruit cette nuit dans notre forêt ! On décolle vers 9h en roulant plutot tranquillement. C’est que ce n’est plus tout plat ! On s’arrête acheter du riz déjà cuit pour notre repas de midi, et la vendeuse, tres gentille, nous offre un tres gros ananas ! ;D Un peu plus loin, on s’arrête boire un coca qu’on nous sert dans un sac plastique (…) car la bouteille en verre doit être consignée. Mais on voulait le boire sur place, nous ! 

DSC01421 le fameux coca-cola en sachet plastique !

Lors de la pause pique nique, on asssiste aux répétitions d’une fanfarre dans une école. Encore 30 km environ et nous arrivons chez notre hôte, apres nous être fait courser par des chiens. Sur le mur, un velo surmonté des lettres WS nous indique que c’est bien là. On fait connaissance avec sa fille, Aime, sa femme, et leurs 3 chats. Lolo joue à un jeu thaï avec Aime pendant qu’Anab cuisine des œufs brouillés aux champis offerts par nos hôtes. On mange avant eux, mais on ne comprend pas trop pourquoi… Parce qu’on est végétariens ? Parce qu’ils attendent leur autre fille qui rentre tard ? Mystère. Poei vient quand même goûter notre repas et on discute un peu. Il est cyclo touriste amateur depuis 5 ans et aimerait aller en Birmanie. On va se coucher.

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Ce jeu ressemble un peu aux osselets

J 194 – Samedi 11 mars – 80 km – nuageux

Pffffiou ! Même si on a bien dormi, on est encore bien fatigués ! On plie et on prépare le petit déj, mais la femme de Poei revient avec du petit déj pour nous justement ! Des sacs en plastique avec du lait de soja chaud dans lequel trempent des trucs gluants et colorés (chelous…) et des beignets. 🙂 On essaie d’appeler Lulu par Whatsapp mais ça capte très mal. Snif. Avant le départ, nous reprenons quelques photos et laissons un petit mot à Poei dans son cahier de dessins. (C’est aussi un artiste qui peint et dessine super bien !)

DSC01433 Avec la femme et les 2 filles de notre hôte Poei

En quittant sa maison, on expérimente ses conseils anti-chiens : on les ignore superbement, et ça marche ! Les 30 kilomètres de ce matin sont un ppeu durs à avaler pour Anab qui a fort mal aux fesses et se sent épuisée. Pour la pause déjeuner, on s’arrête dans un boui-boui qui nous sert du riz et des oeufs brouillés. Bof… On aurait préféré un  truc plus thai mais bon, tant pis. L’aprem, on roule, on roule. On s’arrête faire le plein d’eau chez des gens que ça amuse beaucoup. La maman nous donne 3 litres d’eau potable et 3 mangues pas mures de son manguier.

Ensuite, on se met à chercher un coin de bivouac, mais on a beaucoup de mal à trouver quelque chose qui convienne : soit il y a du monde à côté, soit il y a des chiens qui nous aboient dessus, soit il y a des barbelés pour nous interdire l’accès. 😦 A presque 18h, alors que le soleil se couche, on se décide à demander à des gens en bord de route, en expliquant comme on peut qu’on a juste besoin d’une petite place pour la tente. Le monsieur semble être d’accord, entre dans la maison discuter avec sa femme, puis revient nous indiquer que dans 2 kilomètres, une personne nommée « Pou Ya Young » pourra nous aider ! Merci gars, mais on a un peu de mal à comprendre comment on pourra le trouver, ce « Pou Ya Young ». Tout le long de la route, Anabelle se répète le nom comme une rangaine pour ne pas l’oublier : « Pou Ya Young, Pou Ya Young, Pou Ya Young ». Au bou de 2 kilomètres environ, on s’arrête demander où habite ce Pou Ya Young, et par chance, on nous l’indique tout de suite ! Après 3 minutes d’incompréhension (Pou Ya Young ne parle pas anglais, on se demande bien pourquoi c’est vers lui qu’on nous a envoyés), nous sommes invités par la proprio de la maison d’à côté qui semble ravie de nous recevoir ! On se met à planter la tente sur le gazon fraichement coupé, quand ils nous font signe que nous pouvons aller nous doucher à l’intérieur ! Cool ! Nous qui avions fait une croix sur la toilette ! Pour ce qui est du repas, alors qu’Anabelle se met à sortir l’attirail pour cuisiner, on lui indique qu’elle peut utiliser la cuisine. Au passage, on nous fait gouter du vin de mures fait maison (ils ont une réserve d’alcool à faire passer tonton Jojo, le papa de JF ou le papy Métral pour des amateurs). C’est super bon ! On cuisine et on mange en compagnie de Pok, la maitresse de maison, puis on sort sur la terrasse discuter avec tout le petit monde réuni pour l’occasion (enfin, on ne sait pas trop si c’est la présence des 2 falangs qui les a attirés, ou si c’est habituel). Le fils va chercher en scooter-side car un copain qui baragouine trois mots d’anglais pour faire la traduction. On prend quelques photos, puis on nous autorise à aller nous coucher. Ben oui, c’est pas de refus ! Ca, c’est une chouette soirée !

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Avec Pok et Pou Ya Youn

J 195 – Dimanche 12 mars – 61 km – soleil et chaleur

Nous avons bien dormi malgré les nombreux chiens de la maison qui tantôt se battaient, tantôt couraient après des passants sur  la route, et malgré les néons de cette même route qui restent allumés toute la nuit. On se prépare et on déjeune sous le regard curieux de nos hôtes. On prend encore quleques photos, on se fait des câlins (Pok adore Anabelle et son nez bossu !) puis on s’en va.

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Départ de chez Pok (ici, avec son mari)

La route est en « up and down », plus up que down, d’ailleurs, et Anabelle est toujours fatiguée, et a mal aux fesses. On fait donc une première pause goûter pour reprendre des forces à 9h30, puis une deuxième pour prendre un café vers 10h45. A 11h45, on s’arrête manger dans un boui-boui et on en profite pour continuer l’article sur les chinois. C’est délicieux, et on a même le droit à du durian en dessert. C’est notre 1ère fois. Anab aime bien (Loris moins), c’est très sucré, parfait pour faire le plein d’énergie ! Comme on reste un moment, on a aussi droit à une discussion en thai-glais avec le mari de la cuisto, aidé par une cliente qui nous offrira ensuite un super dessert : une soupe de bonbons à la glace pilée faite à la mandoline depuis un  gros bloc de glace. Bon, on vous l’avoue, on se force à finir, mais c’est à peine mangeable… Mais c’est l’intention qui compte. En tout cas, les thais sont vraiment super sympas !

DSC01444Notre cuisinière nous prépare le succulent dessert à base glace pilée 😉

Nous roulons tranquilou l’après-midi, car nous avons le temps. Anabelle en profite pour apprendre à Lolo les paroles de « Laisse béton ». C’est laborieux, mais à la fin, il a tout retenu (grâce à une technique qui consiste à reformuler les paroles, ce qui fait bien rire Anab*). Nous nous arrêton super tôt (environ 15h) au croisement d’une plantation d’hévéas (pas en activité, on a retenu la leçon), d’une de palmiers (à huile, évidemment), et de racines (les mêmes qu’on voyait partout au Cambodge, et qu’on soupçonne être du taro). Loris se taille la barbe de révolutionnaire cubain ayant passé 6 mois dans la jungle, avant d’aller chez « Nanab coiffure » pour un rafraichissement capillaire important.

Cela prend du temps et nous attaquons la popote un peu tard, mais nous réalisons un laab délicieux en écoutant Les pieds sur terre, qui nous content les voyages d’afghans depuis leur village jusqu’à l’hôpital de Kaboul, un périple plus court mais beaucoup plus périlleux que le nôtre. L’article sur la Chine n’aura pas tellement avancé, mais Lolo est moins lourd (il commençait à avoir la grosse tête), et nous avons bien mangé. On se couche sous la pleine lune qui nous éclairera jusqu’à 2-3 heures du matin.

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le fameux coin de bivouac à la croisée des plantation, avec son salon de coiffure-barbier

J 196 – Lundi 13 mars – 50 km – soleil et nuages

Aujourd’hui, nous roulons en direction de chez Neil, notre hôte du jour, propriétaire d’une éco-farm en permaculture et d’une école privée.

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Un « iced coffee » bien mérité après le chemin sableux où l’on a dû pousser les vélos pendant quelques kilomètres

J 197 – Mardi 14 mars – 40 km

Départ en début d’après-midi de chez Neil, avec qui on n’a décidément pas eu un bon feeling. On commence la traversée de la grande périphérie de Bangkok, ça ne va pas être facile…

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Devant l’école privée où nous avons passé une nuit, pas vraiment accueillis par l’hôte warmshowers (notre 1ère expérience un peu négative avec WS)
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Il y a du tri sélectif en Thailande !
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Pour le respect des pistes cyclables, ce n’est pas encore ça…
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Première nuit dans un monastère en Thailande : il est bienvenu le long de cette semi-autoroute où l’on se demandait où on allait bien pouvoir poser la tente ! Nous sommes veillés par un gros boudha plein de dents 🙂
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10000 bouddhas veillent sur nous pendant notre sommeil

J 198 – Mercredi 15 mars – 92 km – soleil et nuages

Départ 7h30, nous avons de la route aujourd’hui. Nous roulons bon train sur une sorte de voie rapide avec une circulation dense malgré l’heure matinale. Sur les bords de route, nous pouvons voir que comme partout, les écarts de niveau de vie entre es plus riches et les plus pauvres sont extrêmement fortes. Mais peut-être encore plus visible dans un pays comme la Thailande où la classe aisée se développe de plus en plus (et c’est souvent des personnes de ce milieu que l’on croise dans les villes, ou dans les endroits touristiques). Ici, en revanche, les cabanes en tôle ou en toile, les bas-côtés jonchés d’ordures, les immeubles qui semblent prêts à s’écrouler, et l’odeur d’égouts mêlée à celle de poisson pourri témoignent de ces écarts immenses. Et cette misère nous parait plus triste que la pauvreté des villageoisdes montagnes au Laos, qui disposaient au moins d’une maison en bambou en relatif bon état, et de volailles pour se nourrir.

A 9h30, on pause après déjà 30 km ! C’est que c’était roulant ! Un petit goûter, et c’est reparti pour deux heures et 30 kilomètes de plus jusqu’à Samut Prakan, où l’on espère pouvoir prendre le bac pour traverser le fleuve Chao Phraya, ce qui nous éviterait de remonter jusqu’au pont et de se raprocher encore plus de Bangkok. Heureusement, le bac est bien  là, prêt à partir, bondé de gens qui l’utilisent au quotidien. On y hisse vélos et sacoches avec l’aide du batelier, puis c’est parti pour la traversée ! Le fleuve est immense, et ce n’est pas hyper rassurant d’y circuler avec ce petit bateau (même si on doit bien être 40 à bord) quand on voit par ci par là des cargos et des péniches, et que notre embarcation tangue dangereusement… Mais les autres passagers ne semblent pas s’en inquiéter. (…)

DSC01466Ici, on voit pour la 1ère fois des vélos tuk-tuks

Après manger, on continue notre route, qui devient toute mignonne et calme, circulantentre des canaux ou des marais. Anabelle n’arrête pas de répéter qu’elle adooooore cette route, et Loris compare ce paysage à celui des bayous en Louisiane, bien qu’il n’y ait jamais mis les pieds. Il faut dire qu’on ne s’y attendait pas, et que cela fait du bien après la circulation de ces 2 derniers jours ! Vers 16h, on s’arrête faire le plein d’eau chez deux dames, super sympas encore, qui nous filent des bananes. On avance encore quelques kilomètres, puis, voyant un monastère, on tente notre chance une fois de plus. C’est encore plus simple cette fois-ci ! A peine notre question posée qu’on nous indique un emplacement sous un hangar pour monter la tente. Deux moines nous apportent des bouteilles d’eau et nous proposent à manger, mais on a ce qu’il faut, merci. Ce soir, c’est plus calme : pas de prières chantées au micro ni de musique à fond. Par contre, les chiens errants nourris par les moines passeront une partie de la nuit à hurler contre on ne sait quoi…

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Dans le bayou 😉

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J 200 – Vendredi 17 mars – 65 km – soleil

Oui, si vous avez suivi, vous aurez remarqué qu’on a sauté le J199, peu intéressant, et qu’on va passer à un récit en photo pour les derniers jours qui nous mènent à Cha’am, sur la côte au Sud Ouest de Bangkok.

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Courte pause pour observer le floating market. Attraction à touristes, plus vraiment utilisé par les locaux, il ne nous a pas trop plu.

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On fait une bonne pause dans ce café sympathique, avec son gérant, « Bamboo », qui l’est tout autant.
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En se rapprochant de la mer, on oberve les premiers marais salants.
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Admirez le cadre idyllique dans lequel nous savourons la bière qui fête le J200 !
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Et dodo, une fois EST coutume, au monastère !

J201 – Samedi 18 mars – 71 km – Soleil et chaleur, vent de face

On retrouve assez vite les paysage d’hier, mais avec en plus des travailleurs affairés dans les marais salants. 

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Le travail dans les marais salants donne lieu à de jolis tableaux
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… même si on se dit que ce sont quand même des galériens, à transporter ces tas au pas de course sur leur épaule, revenir en courant, recharger…
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La route qui entre dans les terres est magnifique, cela nous rappelle le Laos.
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Arrivée chez Paul et Natt, qui habitent dans une maison formée de 2 contenaires, super bien faite et hyper bien adaptée au climat thai
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Nous cuisinons un repas végé pour nos hôtes amateurs de viande : aubergines grillées, légumes marinés… Pari gagné !
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Sur le départ, avec Paul, qui nous accompagnera jusqu’à Hua Hin

Voilà pour le premier épisode de nos aventures en Thailande, la suite à venir très prochainement !


* Si ça vous intéresse, voilà un exemple de la reformulation qui a tant aidé Loris à retenir les paroles : « le gars, il est tranquille dans son café, et l’autre il veut lui chourer son blouson, alors il lui dit de venir derrière l’église pour régler ça à la baston, en mecs, quoi. Là, le premier gars il est pas trop chaud, mais je sais pas pourquoi, il y va quand même… ». Loris a une excellente mémoire, mais n’est pas très bon en par coeur, ça donne des idées à Ana pour aider les élèves qui sont dans ce cas à mémoriser 🙂


3 réflexions sur “Thailande part 1 : de Trat à Cha-am, traversée du golfe de Bangkok

  1. Ahah, j’adore la technique de Loris pour retenir les paroles ! Il y a un truc à faire en atelier d’écriture, aussi, je vais y réfléchir 😉
    Merci pour cette belle plongée dans vos carnets, les épatant.e.s !
    & des bises !

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  2. Salut les loulous!!
    Bon en fait je lis tout hein (mais je ne prends pas souvent le temps de commenter).
    Souvent je vous lis tôt comme ce matin (quand je prends mon train pour Paris de bonne heure) parce que maintenant y’a le wifi dans le tgv (bon ça lag un peu hein je vois pas forcément toutes les photos du premier coup) . C’est un peu ma petite bulle du matin en regardant les levers de soleil sur les prairies bourguignonnes (en vrai en ce moment à 6h30 il fait grand jour mais c’est joli quand même ^^ ).

    Bref je retiendrais de ce chouette article « dans le quotidien de Lolo et Anab »
    – « Les feuilles de palmiers qui nous gouttaient dans la mouille » (si si vous avez bien écrit ça ;p )
    – le coca servi dans un sac plastique!
    – le dessert « bonbon-glace pilée » !!! (de bon matin là ça me laisse perplexe)
    – Pok qui aimait bien le nez bossu d’Anab !!!!
    – et Lolo qui apprend « Laisse béton »

    Bref un super article avec des thaïs qui ont l’air sympathiques et accueillants!

    Plein de gros bisous mes loulous.

    J'aime

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