En Chine, transporter son vélo : no problemo

Pour rallier Kunming, où l’on a pu reprendre le vélo une fois pour toutes, nous avons testé plusieurs modes de transports chinois. En plus de vous raconter nos déboires et succès dans ces transports avec vélo, nous espérons que cet article permettra à d’autres cyclos de moins galérer pour déplacer leurs vélos en Chine, ou en tout cas d’avoir plus  d’infos sur ce qui est possible, et sur comment ça se passe. Nous ferons prochainement (ou pas) un article pratique qui résumera comment transporter son vélo de l’Europe à l’Asie du Sud Est.

Le train

Nous l’avons utilisé de Beijing à Xi’an et de Guiyang à Kunming. Contrairement à ce qu’on nous avait annoncé, il est non seulement possible, mais aussi plutôt facile de voyager avec des vélos dans les trains en Chine (ça l’a été pour nous en tout cas, et surement facilité par le fait qu’Anabelle parle chinois). Voilà comment ça s’est passé :

L’avant-veille du trajet Beijing-Xi’an, Anabelle se rend à la gare de Pékin Ouest (Beijing xizhan) pour prendre les billets et demander comment transporter les vélos. Il y a énormément de monde dans le hall de gare qui sert à prendre les billets (en Chine, la gare est composée de plusieurs halls dont l’un est uniquement destiné à la vente des billets, et dans lequel tout le monde peut entrer ; pour  entrer dans les autres, il faut avoir son billet – nous y reviendrons). Elle a heureusement prévu le coup, après l’expérience russe, et a emporté un bouquin. Elle se met donc dans une file d’attente, après avoir demandé à un employé qui trainait dans quelle file il fallait se mettre pour acheter des billets pour Xi’an, la mauvaise expérience d’achat des billets de train à St Petersburg l’ayant marquée… Et là, l’avantage, c’est qu’elle peut se faire comprendre ! Devant elle, il y a 8 à 10 personnes, elle ouvre donc son livre, se disant qu’elle a le temps. Mais au bout d’une demi-page, alors qu’elle lève la tête, elle s’aperçoit qu’il n’y a déjà plus qu’une personne devant elle ! Ah, c’est donc pour ça qu’elle n’arrêtait pas de se faire bourrer dans le dos !

Le billet Guiyang – Kunming de Loris, comme vous pouvez le vérifier par vous-mêmes 😉

L’employée au guichet ne sait pas trop si c’est autorisé de prendre des vélos dans le train. Elle envoie donc Anabelle à un autre guichet. Là, on lui dit que ce n’est pas possible. Hein? Comment ça? Elle n’abandonne pas de sitôt, car elle a entendu parler d’un service qui emmène les vélos dans un wagon spécial bagage. Mais elle ne sait pas bien le traduire en chinois. Au bout d’un moment, et alors qu’elle s’est fait bousculer par une trentaine de personnes qui passaient par là pour prendre leur train, et étaient visiblement pressées, on lui amène quelqu’un qui la conduit à l’extérieur de la gare, à environ 400 à 500 mètres, au service qui s’occupe effectivement du transport des bagages encombrants (touyun en chinois). Ouf ! C’est fou quand même, ce service est à 500m du guichet de tout à l’heure, mais les gars qui vendent les billets n’étaient pas au courant… Normal… Il faut dire que ce n’est pas la même compagnie que le train, donc ils ne sont pas formés à te renseigner là-dessus.
Là-bas, Anabelle comprend que cela coutera environ 20 € par vélo (quand même), et qu’il faudra les apporter ici le jour du départ, 4h avant que le train ne parte. Les vélos voyageront bien dans le même train que nous. Ensuite, l’achat de billets au guichet n’est plus qu’une formalité, le guichetier étant d’une efficacité redoutable, tournant son écran avec les différents horaires des trains, les places disponibles, les prix, etc. Il faut tout de même demander les « moins chères des places couchées », car nous avons choisi, pour ce trajet qui durera de 20h à 8h30 du matin  environ, de prendre des places en couchettes dures.
En Chine, pour les trains longue distance, il y a 4 tarifs dégressifs : couchettes molles, couchettes dures, sièges durs, et places debout ! Etant donnés le fait qu’on y passait la nuit, et les prix (grosse différence entre couchette molle et couchette dure, tarif quasi-identique entre couchette dure et sièges), on s’est dirigé vers les couchettes dures. En plus nous ne sommes pas sûrs d’avoir assez de place pour nos bagages (nos 5 à 6 sacoches !) en catégorie assis.
Le jour J, on confie donc nos  petits canassons au service de touyun, non sans un petit pincement au coeur : on espère qu’ils en prendront soin, et surtout qu’ils arriveront bien en même temps que nous ! Heureusement, même si cela prend bien 30 minutes, au cours desquelles plein de gens parlent en chinois sans que l’on comprenne trop ce qu’il se passe, on nous donne un reçu, et l’on voit que nos vélos sont étiquetés, et même emballés avec du papier bulle ! Nous voila rassurés. Ensuite, nous avons 4h à tuer. Notre première mission, c’est de rejoindre la gare (qui, rappelons-le, se situe à environ 400m de là). Avec 5 sacoches pour Anabelle, 6 pour Loris (en comptant la sacoche de guidon), cela s’avère une expérience vraiment difficile ! Il nous faut faire preuve de beaucoup de volonté pour ne pas céder aux avances des porteurs qui nous aguichent tout au long de ce trajet !

Le transport des sacoches : ea-sy ! (Notez l’astuce pour transformer le gros sac en sac à dos avec 2 tendeurs)

Ensuite, on  prend un 2ème déjeuner dans un petit restaurant rapide près de la gare, puis il nous faut passer le contrôle des billets et des bagages. Ici les bagages sont scannés partout : métro, train, bus… mais cela fait parfois bien rire quand on regarde les personnes chargées de regarder les bagages sur l’écran du scanner. Ces personnes ont d’ailleurs souvent un brassard rouge marqué du mot « security volunteer »… Sont-ils bénévoles ?!?

Une fois les contrôles passés avec succès, sans que nos opinels ni nos bouteilles de gaz ne sucitent de craintes, contrairement au pot de miel (what the fuck ? Cela doit ressembler à du C4 sur un scanner), nous pouvons accéder au terminal de départ des trains. Terminal, car oui, les gares en Chine sont vraiment immenses. Depuis ce terminal, on accède ensuite à la salle d’attente de notre train. C’est assez impressionnant ! A l’entrée de chaque salle d’attente, un panneau lumineux annonce quels trains partent de ce quai. On y entre et l’on se retrouve dans une pièce qui resssemble à un hall de gare chez nous (même taille, des rangées de sièges, des toilettes, des boutiques – principalement de nourriture – avec en plus un énorme réservoir d’eau bouillie en libre service), mais ici il y a un hall par quai !!! Accéder à un train relève de la discipline militaire ! C’est surprenant quand l’on compare cela avec la circulation routière, ou avec le respect des règles tout court.
Dans le train, cela ressemble un peu à la 3ème classe du transsibérien, que l’on avait pris de Moscou à Irkutsk, mais les lits sont sur 3 niveaux (il y a donc moins d’espace entre deux couchettes) et il n’y en a pas dans le couloir, les toilettes sont à la turque et beaucoup plus sales. Il y a en revanche plus de place dans la « salle de bain », qui est ouverte sur le wagon et où il y a 2 lavabos. Le train est bien rempli, nous sommes l’un au dessus de l’autre, au 2ème et 3ème niveau. Les couchettes sont dures, en effet, mais recouvertes d’une sorte de moquette tout de même, et nous avons des draps et couvertures qui semblent propres, même s’ils sont simplement pliés en bout de couchette et pas sous plastique. On y dort plutôt bien, car ici la lumière est éteinte complètement pendant la nuit, même si parfois les voisins se matent des films sans écouteur…

l’intérieur du train en classe « couchettes dures », un peu moins cosy que le transsibérien

Notre diner, dans le train: une petite salade de légumes avec racines de fleurs de lotus, composée par nos soins au supermarché 🙂

LE truc pénible, dans les trains chinois, c’est le fait que malgré que le wagon soit non fumeur, cela sente la clope tout le long du trajet, parce que les gens fument dans les interwagons, et que les portes restent ouvertes. Anabelle tente par 2 fois d’aller fermer la porte, en espérant naïvement que tous ces passagers bien éduqués (mouhahahaha <– rire sarcastique) allaient comprendre le message ! Mais peine perdue, le prochain passager qui passera par là la laissera tout naturellement grande ouverte. Grrrrrr…

Il y a quand même 2 petits sièges en face des 6 couchettes, de l’autre côté du couloir. 🙂
Au dessus de ces petits sièges, une graaaaande étagère à bagages 😉

Pour ce qui est de récupérer les vélos à l’arrivée, c’est très facile : il suffit de demander où se situe le bureau du touyun, et d’y aller avec son récipicé. (Maintenant qu’on sait comment cela s’appelle, c’est plus facile, et en plus c’est indiqué.) Hop, on retrouve son fier destrier en un clin d’oeil, tout empapaouté dans du papier bulle, et avec une étiquette qu’il gardera fièrement, en souvenir de cette épreuve au cours de laquelle il a voyagé sans nous. 🙂

Le bus

Nous le prenons de Xi’an à Guiyang. En effet, il n’y a pas de ligne de trains directe, et comme on n’est pas vraiment chauds pour faire une escale avec nos sacoches en mode sac à dos, on jette un coup d’oeil à Rome2Rio, qui nous conseille le bus de nuit entre 15h et midi le lendemain. Va pour le bus donc. Première mésaventure, quand on va acheter les tickets, on nous dit qu’il n’y en a que tous les deux jours, et que donc nous ne pourrons pas partir le lendemain. Bon ben tant pis, nous attendrons un jour de plus dans cette ville hyper polluée, où nous n’avons plus grand chose à faire… Nous demandons (enfin Anabelle en fait, Loris attend dehors en gardant les vélos;) ) si on peut emmener nos vélos. « Bien sûr » répond la guichetière. Et si il y a besoin de démonter les vélos. Réponse : « Mais non, pourquoi voudriez vous les démonter ? – Ben, on sait pas, d’habitude on nous embète toujours pour les mettre en pièce détachées alors qu’ils passeraient très bien en entier… »

Le surlendemain, après une pause dans notre boui-boui préféré de Xi’an, nous allons à la station de bus, qui ressemble un peu à une gare mais en moins bien organisée et beaucoup plus petit. Après avoir encore une fois scanné tout notre bordel, nous accédons à la salle d’attente 1h avant le départ. Nous avions prévu large, comme d’habitude, cela permet de rassurer Lolo, et si jamais il y avait besoin de démonter les vélos malgré tout, on aurait le temps. 30 minutes avant le départ, nous voyons le bus arriver à quai. Nous nous dirigeons alors dans sa direction. Là, une dame en uniforme qui rappelle la discipline militaire des gares nous interdit l’accès au quai car ce n’est pas encore l’heure. 10 minutes plus tard, on retente notre chance. Non, toujours pas ! Mais enfin, le bus est là, on pourrait y aller pour charger tout notre bazar, non ? Non, c’est pas encore l’heure. On retourne donc s’assoir. Et finalement, alors que nous étions là depuis une heure, à 10 minutes du départ, on nous met la pression pour qu’on se dépèche de monter nos affaires dans le bus !

Première surprise : en montant dans le bus, il faut enlever ses chaussures ! C’est sûr, en Chine, on est à cheval sur la proprreté ;). Deuxième surprise, il n’y a pas de sièges mais des lits. Bon, en fait non, c’est plutôt un mix entre les deux. Les jambes sont à l’horizontal et le buste est à environ 35-40°, histoire que le siège de derière puisse glisser ses jambes dessous. On se dit « Chouette, on va pouvoir bien dormir », mais en réalité, ce n’est pas vraiment le grand confort. Troisième surprise, il y a des ceintures de sécurité et un type passe vérifier si on les a bien mises, sinon le bus ne part pas ! Quatrième surprise, quand on enlève le masque anti-pollution, ça pue des pieds. 🙂

Quelques kilomètres après le départ, le bus s’arrête dans une seconde gare routière, et prend un passager qui charge son scooter dans la soute ! Et nous qui avions peur qu’ils n’acceptent pas nos vélos ˆˆ.

Le trajet est assez tranquillou, même si on est un peu en stress car on n’arrive pas bien à comprendre à quelle heure on doit arriver… On hésite entre 2h du matin, midi le lendemain, ou 14h. Heureusement, à 23h, le chauffeur fera une pause de 5h sur une aire d’autoroute (pour dormir, comprenons-nous au bout d’une demi-heure environ), ce qui éliminera au moins l’horaire de 2h du matin (ouf !) et nous permettra de nous endormir plus sereinement.

Le lendemain, en milieu de matinée, le chauffeur s’arrète dans une gare routière et nous dit de descendre du bus. Hein ? Mais pourquoi ? Là, il nous indique de sortir nos affaires de la soute et de les charger dans un autre bus. On comprend qu’il nous met dans ce bus pour s’éviter un détour, car nous étions les seuls passagers pour Guiyang ! Ok, pourquoi pas. Il nous indique qu’il nous a achetés un ticket pour l’autre bus. Ben heureusement, garçon! On a payé jusqu’à Guiyang, nous ! Nous finissons donc le trajet dans un bus normal, ce qu n’est pas plus mal car les semi-couchettes en journée, ce n’est pas top.

Le Mini-bus

Au Yunnan, où Loris a été malade plusieurs jours, nous avons dû nous résoudre à prendre le bus pour avancer plus vite. Ca nous a évité une journée avec plus de 30 km de montée, mais ce n’était pas prévu !

Les bus que nous avons empruntés de Yuanyang à Luchun (80 km),et de Lüchun à Zhengdong (200 km) sont relativement petits (on y tient à 25 passagers environ), et sont beaucoup utilisés par les habitants sur des « petits » trajets. La ligne couvre une grande distance mais peu de gens la parcourent en entier.

Nos 2 expériences :

Yuanyang – Lüchun

31 décembre, on se lève assez tôt car une grosse journée (pleine de montées) nous attend. Loris ne se sent pas bien, et de moins en moins bien alors que l’on plie les affaires. Il n’a pas faim pour le petit déj, ce qui, pour lui « qui a toujours plus ou moins faim », est inquiétant. On choisit de partir quand même, en espérant que son état s’améliore. Hélas, ce n’est pas le cas, et au bout de moins de 2 km, il s’arrête épuisé, incapable de continuer. Nous décidons alors de retourner à Yuanyang, qu’on avait quittée la veille en fin d’après-midi, pour prendre un bus jusqu’à la prochaine étape, afin qu’il se repose. Heureusement, ça descent ! A la gare, Anabelle va se renseigner au guichet pour savoir s’il est possible de prendre un bus pour Lüchun ce matin, et avec les vélos. L’employée lui répond « Oui, oui, le bus est là. Pour les vélos, voyez avec le chauffeur ! ». Nous qui pensions attendre un peu, on se fait hâter de transporter nos bagages et nos vélos sur le parking, et de charger tout ça dans et sur le bus : nos vélos sont hissés par le chauffeur et Loris, qui est invité à monter sur le toit pour les caler, puise alors dans ses dernières ressources, puis demande s’il y a quelque chose pour les attacher, car la cordelette usée par le soleil qu’il a trouvée sur le toit lui reste dans les mains (!), mais le chauffeur lui fait signe qu’il n’y a pas besoin ! Nous montons ensuite nous serrer tout au fond, à côté d’un mec qui fume et derrière un carton dans lequel il y a une (ou plusieurs) poule(s), nos sacoches dispersées ça et là dans le bus, où on trouve de la place. Les autres passagers n’ont pas l’air ravis de nous accueillir, pas un ne se pousse pour nous aider à passer. Pendant le trajet, nous pouvons apercevoir des risières en terrace irriguées (qu’on aurait certes eu plus le temps d’admirer à vélo, mais c’est déjà ça), quand nous ne sommes pas stressés de nous prendre un camion en pleine face, un crachat sur les pieds, ou que nos vélos se cassent la binette à cause de la conduite un tantinet sportive (Loris dira « suicidaire ») du chauffeur. Nous arrivons cependant à Lüchun en un seul morceau, et nos vélos également !

Nous sommes finalement contents de ne pas avoir fait cette route en vélo, car étant très sinueuse et pas très large, souvent sans bande d’arrêt d’urgence qui nous sert d’habitude de piste cyclable, elle aurait été plutôt pénible avec les voitures et bus roulant comme des formule 1 (oui, oui, les chauffeurs de bus sont persuadés que leur gros bus bien lourd est aussi rapide et maniable qu’une F1, donc pas de problème pour doubler en plein virage en quelques secondes tout véhicule qui se trouverait sur sa route…).

La capture d’images, beaucoup plus difficile en bus qu’en vélo…

Lüchun – Zhengdong

Cette fois-ci, nous prenons les billets la veille, et connaissons donc l’horaire de départ : 6h40 ! Le 1er janvier ! Jour des 30 ans de Loris ! Nous qui pensions dormir un peu à l’hôtel pour qu’il reprenne des forces ! Anabelle demande plusieurs fois s’il n’y a pas d’autre bus, plus tard dans la journée, mais non. Bon, ok, on se lèvera à 6h le 1er jour de l’année. Au moins, la gare est située à côté de notre hôtel, c’est déjà ça. A 6h20, nous sommes donc sur le parking des bus. Cette fois-ci, on doit payer pour les vélos… On a un peu l’impression qu’il n’y a pas vraiment de règle, mais que cela dépend du bon vouloir du conducteur. Ayant payé, on s’attend à ce que cette fois, il monte lui-même les vélos. Et bien que nenni ! Celui-ci ne nous aide même pas à les soulever, et Loris se recolletine la grimpette, tout faible qu’il est (Anabelle n’a pas assez de force…). Ensuite, le trajet est un peu similaire à celui de la veille, mais en plus long (les routes sont plus sinueuses ;)), et les passagers sont plus sympas. Il y a même une mamie qui distribue des clémentines à tout le monde. Bon, elle crache un peu et balance ses éplulchures dans le bus, mais ça se fait ici…

…mais quand même, avec un peu d’entrainement, on arrive à faire quelque chose ! 🙂

Certains passagers transportent aussi leurs poules, c’est à la mode dans le coin. On fait une pause déjeuner vers 10h, dans un petit relais routier, où l’on prend du riz et des légumes. Puis vers midi, il nous dépose sur le bord de la route. On est arrivé à Zhengdong, parait-il. Nous sommes les seuls à descendre, et on a l’impression d’être paumés dans la cambrousse, mais c’est bien là !

1er janvier, nouvelle année : il n’y a plus qu’à recommencer à pédaler !


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