Sibérie, on te chérit

Notre premier contact avec la sibérie est d’abord visuel, depuis les fenêtres du transsibérien qui nous emmène à Irkutsk. Nous nous imprégnons de cette ambiance particulière qui défile lentement sous nos yeux, où les villages de maisons en bois, souvent avec des fenêtres très travaillées, ressortent, telles des tâches de couleurs, bleues, vertes ou jaunes, au milieu de l’immensité blanche et plate des prairies ou forêts de boulots et de pins. Il doit falloir une sacrée force de caractère pour vivre ici ! Le long du train, ces villages sont relativement nombreux, grâce à la ligne de chemin de fer justement, qui a maintenant un peu plus de 100 ans. Il n’est pas rare non plus de voir des cimetières, au milieu des forêts de pins qui bordent la voie ferrée. Nous passons parfois sur des ponts qui enjambent des fleuves d’une largeur impressionnante (ils sont parmi les plus larges du monde). Puis nous débarquons à Irkutsk, la « capitale de Sibérie », ville de 600 000 habitants, la plus grande du coin, où nous sommes acceuillis par un petit -12 seulement… Nous remontons donc tranquillement les vélos sur le quai, avant d’aller faire les finitions (réglages des freins, des garde-boues tordus par le trajet…), qui demandent plus de dextérité, à l’intérieur de la gare (non sans avoir dû porter les vélos dans les escaliers du souterrain), sous les regards curieux des badauds et des gardiens. Les premiers coups de pédales se passent étrangement bien en Sibérie. L’air ne sent pas le gazoil mal brulé, les voitures ne nous frôlent pas de trop près, et même le soleil pointe le bout de son nez pour nous réchauffer.

Dans ces conditions, nous trouvons assez facilement notre route jusqu’au Travel Club Hostel, notre camp de base pour les 10 jours que nous passerons par ici. Nous sommes accueillis par Ania, la gérante des lieux, qui est aux petits soins avec nous. Parfait pour nous reposer un peu après le train qui n’a pas été aussi relaxant que prévu. Il n’y a pas foule à cette période, mais nous y croisons tout de même un jeune moscovite qui est venu commencer la saison de ski de rando en avant-première aux alentours du lac Baïkal. En effet, les environs sont assez montagneux, contrairement aux immenses étendues plates traversées entre Ekaterinbourg et Irkutsk. C’est un végétarien, qui a créé son food-truck veggie à Moscou ! Chapeau ! Il part le lendemain de notre arrivée et nous nous retrouvons seuls dans l’Auberge.

A Irkutsk, on trouve plein de choses, mais pas de rime en « outsk ».

Irkutsk, la « capitale de Sibérie », n’est pas la « perle de Sibérie » qu’est Tomsk, dont le centre est quasiment exclusivement constitué de maisons en bois traditionelles, et où nous ne nous sommes pas arrêtés, mais elle est malgré tout très intéressante. Contrairement aux souvenirs de Loris, qui était déjà venu ici il y a 6 ans, la ville est très plaisante. La pollution est plus qu’acceptable (en tout cas on ne la sent pas dans l’air), les maisons traditionnelles en bois sont nombreuses et plutôt en bon état. Ou tout du moins entretenues et habitables. Loris, qui les apprécie beaucoup, est pris d’une frênésie et les prend toutes en photo. Heureusement, le froid a raison de la batterie de l’appareil photo…

Pour la visite de la ville, nous pouvons suivre, quand elle n’est pas cachée sous la neige, la « green line », une ligne verte physiquement tracée sur le sol, qui parcourt le centre-ville et nous fait passer par les principaux endroits à voir. Les églises sont, ici encore, très sympas, même si elles ne peuvent rivaliser avec celles de Moscou. Surtout que la cathédrale la plus imposante des 4, construite sur la place principale de la ville, a été entièrement démolie par les soviétiques, pour être remplacée par un gros batiment carré, gris et moche. Dans les rues et les parcs, il est fréquent que de la musique soit diffusée par des haut-parleurs, ce qui donne une ambiance sympathique. Nous avons même droit à une chanson personnalisée lors de notre arrivée sur la place principale : « le Sud » de Nino Ferrer ;).

La ville est très hétéroclite, bien que la population soit encore très typée caucasienne, ce qui provient du fait que, après sa création par les cosaques, elle fut principalement peuplée par des européens : sous l’empire, par des gens condamnés dont le chatiment était d’aller peupler la Sibérie, plus tard par ceux fuyant le communisme. On voit quand même que nous sommes en Asie, car nous croisons des personnes typées bouriates et mandchous, les autoctonnes. Car l’histoire du far est est un peu celle du far west, l’extermination des indiens en moins.

Le fondateur de la ville a sa statue symbolique. D’ailleurs, c’est un peu une manie de mettre des statues à la gloire d’à peu près tout le monde ici. Il y en a une qui met en avant l’empire avec Aleksander III, mais aussi une soviétique avec Lénine (un classique en Russie), puis d’autres qui vantent les « russes blancs » qui ont fuit la révolution de septembre, avec femmes et enfants, et sont restés fidèles au Tsar. Il n’y a donc pas de mécontent parmi les nostalgiques des anciens régimes :). Poètes et écrivains ont aussi les leurs (Gogol, Pushkine…). Mais les dirigeants et les artistes ne sont pas les seuls à avoir la leur, d’illustres inconnus aussi, et il y en a même une à la gloire des… touristes ! :D. A quand celle pour les cyclo-touristes valeureux qui s’aventurent dans ces contrées ? On croise aussi certaines voitures et vans 4×4 incassables, d’origine japonnaise (on le remarque grace au volant à droite).

Nous passons beaucoup de temps ici et il y a un lieu que nous apprécions particulièrement : le marché ! Il a lieu tout les jours, toute la journée. Il y a une grande place avec des étals extérieurs qui vendent les fruits, et certains produits locaux comme les pignons de pins. Car oui, la principale ressource de Sibérie (après le gaz et le pétrole probablement), c’est le pin. Nous en acheterons pour nous cuisiner de bons petits plats :p. Il y a aussi un coin avec quelques personnes très agées (peut-être que le système de retraite vaut le système de santé ?), qui vendent leur produits faits maison. Nous nous y fournissons en confiture. Et il y a aussi tout un tas d’étals qui vendent des produits en laine, bottes, gants, semelles, bonnets, mais aussi de la laine en pelotes ou en écheveaux (oui, nous aussi, on a appris ce mot récemment). Nous en profitons donc pour acheter deux pelotes de laine du Daghestan, bien douce, couleur gris/blanc/noir, et un écheveau de laine un peu moins classe, dans les mêmes tons, pour occuper nos heures en transports en commun à venir. On commence à être pas mauvais avec les chiffres en russe :).

Une seconde partie du marché est couverte, et tout aussi intéressante. On y trouve la viande, le poisson, mais aussi les épices, ce qui nous permet de reremplir nos multiples tubes à épices qui commencaient à se vider. On trouve également les légumes, de producteurs notamment. A savoir donc, dans le coin : patates, choux, carottes, oignons et aussi des champignons. C’est déjà pas mal pour se faire de bonnes soupes. Et c’est donc la base de toute alimentation d’origine végétable disponible (et donc traditionnelle) ici, depuis la Slovaquie d’ailleurs. Ici, elle est décliné sous plusieurs formes telles que :

  • les pirojkis : espèces de beignets frits fourrés à la purée (parfois parfumée avec de l’Aneth, une tuerie !) ou au chou,
  • les chebureks : pain plat frit, nature, ou fourré au fromage (on adore 🙂 ).
  • les varenekis : raviolis, le plus souvent fourrés à la patate et champignons.
  • et pour le côté sucré: les prianiki ! Petits biscuits en boules à différents parfums, souvent épicés avec de la canelle, parfois recouverts de sucre glace ou noix de coco.

On trouve tout ça sur le pourtour du marché couvert pour manger sur le pouce, ce que l’on ne se prive pas de faire !

Au cours de nos emplètes, nous sommes interpelés par une fille, en anglais, après avoir acheté des légumes en essayant de parler russe avec le vendeur. Il s’agit de Lisy (et Torsten) qui nous demande, un peu incrédule, si nous voyageons actuellement en vélo. Oui, car avec sa saccoche Ortlieb en sac à dos et son pantalon de pluie, Anabelle garde le look cyclo même à pied ;). Une fois qu’on les a rassurés en leur disant qu’actuellement on voyageait en train, ils nous racontent leur périple à eux, qui sont aussi des cyclos. En fait, ils ont attaqué leur tour en Australie et ont progressé jusqu’en Chine, où ils ont laissé leur vélos pour rentrer faire une pause en Allemagne (d’où ils sont originaires) et là, ils sont en route pour retourner chercher leurs vélos et finir leur tour, qui croisera peut-être le nôtre en Asie centrale ! Nous décidons d’aller ensemble à Liviantska le lendemain pour voir le lac Baïkal.

Le lac Baïkal, un endroit phénomènal

Car précisons-le, Irkutsk n’est pas directement sur le lac Baïkal, mais à environ 80km. Le lendemain, nous nous rendons donc à la station de bus à l’aube, où nous avons rendez-vous avec nos compagnons allemands, afin de prendre le bus jusqu’à Liviantska, petit village de pêcheurs sur la rive Ouest du lac Baïkal, plus grand réserve d’eau douce liquide du monde (en volume). Comme nous l’avait annoncé Maria, une habitante d’Oulan-Udé, rencontrée chez Karlis à Riga, nous nous attendons à voir le lac gélé, ou au moins en partie sur les berges. Elle nous avait dit qu’à cette période nous pouvions aller marcher dessus, et voir à travers, jusqu’à plusieurs dizaines (voir centaines) de mètres de profondeur (une broutille quand on sait que par endroits il atteint jusqu’a 2km). Mais une fois arrivé là-bas, pas un brin de glace dans le lac ! On aurait dû se méfier, une habitante d’Ulan-Udé qui ressemblait à une africaine c’était louche ;). En lieu et place de la patinoire géante attendue, nous nous trouvons face à une côte balayée par le vent, et les vagues sur la plage sont dignes de la mer. Le Baïkal était d’ailleurs appelé petite mer par les anciens, qui connaissaient ses caprices, et craignaient pour les bateaux des pêcheurs qui pouvaient essuyer de véritables tempêtes sur ses eaux.

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Passée la petite déception de ne pouvoir marcher sur le lac, nous apprécions le paysage grandiose et inhabituel qui s’offre à nous. Le village est très touristique, et si pour le moment il n’y a pas encore trop de monde, il se remplira tout au long de la journée, car nous sommes samedi et que le lieu est très prisé des irkutskois. Il fait plutôt chaud pour la saison : -3°. Nous commençons notre visite par une petite marche, concoctée par Torsten, depuis sa carte sur Oruxmap, qui nous mène sur le haut d’une colline qui surplombe le lac. La vue à travers les pins y est splendide. Après ce petit effort, car il fallait marcher sur un sentier enneigé qui, mine de rien, grimpait pas mal, nous l’apprécions encore plus.

Sur le retour, alors que nous traversons une partie du village composée des mêmes maisons en bois traditionnelles que dans le reste de la sibérie, Loris, qui marche en queue de peloton à environ 50m, est soudainement enquiquiné par un chien errant qui avait pourtant laissé passer le reste de la troupe sans sourciller… Ameuté par les aboiements, un second chien arrive en courant et grognant et se met lui aussi à japer après Loris. L’adrénaline monte directement quand il voit les canines des bestiaux ! Et pas de caillou par terre, quelle poisse. Après quelques dizaines de mètres stressants, au cours desquels Loris essaye de paraitre zen (pas évident), les chiens se lassent et arrêtent. Ouf ! Torsten s’était préparé à les affronter avec une écorce trouvée à ces pieds. Cela ne sera pas nécéssaire.

De retour au village, nous passons devant le « marché », où l’on vend principalement du poisson. De l’Oumoul, un poisson que l’on trouve uniquement dans le lac Baïkal. Il est soit séché salé et/ou fumé, soit grillé au barbec’. Ca sent la poiscaille. Et il est difficle de trouver un en-cas, car nos compagnons d’un jour sont aussi végétariens. Le reste du village est maintenant bondé. Pour rentrer à Irkutsk, il faut donc se faire sa place pour attrapper un mini-bus. L’officiel étant rempli, nous prenons un bus privé, un poil plus cher, et dont le conducteur n’hésite à pas accélérer et à dépasser sur les dos-d’ânes, ce qui à pour effet de faire sauter l’ensemble des passagers. De retour à Irkutsk, nous prenons congé de Lisy et Torsten que nous retrouverons peut-être sur la route, qui sait.

Olkhon (олхон), une ile zen, calme et sprirituelle

Après une journée de repos, direction l’île d’Olkhone. Nous y emmenons nos vélocipèdes (comme on dit en russe : велосипед :)) qui sont montés sur le toit du mini-bus, ainsi que nos saccoches. Espérons que nos provisions ne congèlent pas trop… car dehors il fait -12°C. Et donc encore moins en roulant avec le vent. Les vitres gèlent d’ailleurs à l’intérieur du bus. Heureusement, pas le par-brise :). Pour atteindre l’île, il faut prendre le bac, car le lac n’est pas plus gélé ici qu’à Liviantska, et que nous ne pouvons donc pas rouler dessus, comme cela peut se faire à partir de fin janvier, une fois que les températures avoisinnants les -30°C se sont installées dans la durée, jusqu’au dégel courant avril. Arrivés sur l’île, finie l’asphalte. Nous parcourons les 40 derniers kilomètres sur Olkhone sur une piste cahoteuse, en plus ou moins en bon état suivant les portions. Nous pouvons apercevoir un bras du lac qui rentre dans les terres de l’île, qui est en parti gelé, une voiture roulant même dessus. Cela sera malheureusement trop loin pour que l’on puisse y revenir en vélo. Nous ne rouleront donc définitevement pas sur le lac.

Arrivé à Khoujir (хужир), le seul village de l’ile, qui a été raccordé au réseau électrique en 2005, nous donnons nos premiers coup de pédale pour rejoindre la maison de Sergey, notre hôte couchsurfing. Cela se passe plutôt bien malgré nos pneus toujours pas cloutés. Le soleil est sur le point de se coucher. Tout de suite nous pouvons ressentir l’air pur de l’ile. Le calme. Nous nous sentons bien ici.

Le village s’est bien agrandi depuis 6 ans. Heureusement, une nouvelle loi a permis de freiner le rachat, souvent par des chinois, des terres de l’ile.

Sergey, qui parle français, véritable « légende » pour les voyageurs passant par là, est le sonneur de cloche de l’église du village aux toits bleus, perchée sur la colline. Il accueille les gens dans une tente bleue, au fond de son jardin, qui dispose d’un poêle pour la chauffer. Nous y rencontrons Vadim, avec qui nous discutons pendant qu’il nous offre le thé. Il est là depuis deux mois, pour se « trouver lui-même, car il a le coeur brisé », comprenons-nous grâce à Yandex-trad et Google-trad. Nous serons rejoints dans la soirée par deux étudiantes tchèques qui font leurs études à coté de Moscou (environ 120km ˆˆ), et qui parlent russe: Andréa et Véronika. Véronika parle aussi français, ce qui est cool :). L’endroit est sympa, mais pas non plus hyper clean, car il est tributaire des occupants précédents, et nous comprenons vite que le ménage n’est pas le point fort de Vadim… Et faire la vaisselle n’est pas hyper pratique non plus car avec -15 à -20° dehors nous ne pouvons garder l’eau liquide dehors très longtemps. Sergey nous propose un bagna, l’équivalent russe du sauna nordique plus connu, ce que nous nous empressons d’accepter ! Il rallume le feu et nous souhaite de bonnes vapeurs et de bonnes suées. Même s’il n’est pas très chaud (50°C) cela fait quand même un bien fou après la journée de trajet. Nous pouvons nous fouetter avec les branches d’un arbre dont nous avons oublié duquel il s’agit, comme dans Youza, pour favoriser la circulation du sang ;). En Russie, on prend le thé au bagna, on aime bien. Cependant, comme il n’est pas non plus ultra chaud, nous n’irons pas nous rouler dans la neige. Nous n’irons pas non plus nous tremper dans le lac, comme cela peut se faire avec des bagnas sur trainaux qui sont amenés sur la glace, et où, après avoir sué, il est possible de descendre directement dans le lac grâce à un trou effectué dans la glace. La nuit, grâce à nos duvets et à une bonne flambée dans le poêle, que nous re-alienterons plusieurs fois, nous n’avons pas froid.

Notre tente et le bagna chez Sergey

Sergey part à la ville pour les deux prochains jours, afin de faire des provisions et quelques courses, donc nous ne le verrons pas beaucoup. C’est que quand il faut 4 à 6h pour aller à la ville, on n’y va pas tous les jours. Nous sommes un peu déçus de ne pas pouvoir plus échanger avec lui. Pour les prochains jours, comme les chambres qu’ils louent avec sa femme viennent d’être libérées, il nous propose de nous les louer à un prix défiant toute concurrence, ce que nous nous empressons d’accepter pour gagner en confort :). Nous pourrons y admirer un coucher de soleil à couper le souffle.

Les jours suivants, nous nous promenons sur l’île, soit en taxi-van 4×4 pour parcourir toute la côte de l’ile et atteindre la pointe, soit à pied où nous pouvons aller voir Shamanskaya, le rocher sacré trônant au milieu de la baie qui borde le village, soit en vélo où nous prenons de la hauteur et montons dans les collines qui surplombent le village.

Ces endroits sont magnifiques et nous ne nous en lassons pas. L’immensité sibérienne est très apaisante et ces quelques jours dans ce lieu spirituel nous font le plus grand bien. Cela est très vivifiant ! Ici on se sent libres. Libres comme les troupeaux de chevaux que nous croisons lors de nos escapades. Libres comme les vaches en divagation dans le village :). Libres comme le vent qui emporte les prières écrites sur des bouts de tissus acrochés dans les arbres.

Tout le monde devrait avoir la chance de pouvoir venir ici, s’imprégner de ce lieu, c’est un endroit magique. Et atteignable en train en plus ! 😉 Au moment de partir, nous avons un petit pincement au coeur. Peut-être reviendrons nous un jour ici, en été ? ou en hiver ?

 

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12 réflexions sur “Sibérie, on te chérit

  1. Salut vous deux ! Ca fait depuis le départ que je voulais poster un message et je n’avais pas pris le temps de le faire. Je suis avec plaisir votre voyage, les textes et photos sont chouettes et nous font voyager aussi. J’ai bien pensé à vous et à vos galères dans la neige, j’étais soulagée de voir que vous aviez pu poursuivre vos avancées… Cet article et ces photos sur la Sibérie sont magnifiques, et très dépaysants ! Effectivement, ça donne envie (hormis peut-être la température, qui me ferait hésiter quelque peu, surtout à vélo…) 😉 Chapeau les courageux ! De notre côté, on songe de plus en plus à notre petit vélo personnel qui nous trotte dans la tête, et après plusieurs mois de réflexions / lectures et autres « préparations » non officielles, après des tergiversations pour savoir si le mieux était de partir maintenant ou attendre quelques temps que les garçons grandissent (cette année avec les deux loulous était quand même assez crevante), nous sommes plutôt partis pour nous évader à partir de l’été prochain… ! Une petite escapade à la Toussaint pour tester un habillage plus chaud des loulous (surtout Camilo sur le tandem) nous a bien plu, même si nous avons passé notre temps dans le brouillard, sans distinguer les paysages ! Ca n’a pas dérangé les garçons, bien au chaud et protégés de l’humidité dans leurs salopettes de pluie, à faire des pâtés dans la terre pendant les pauses… ! 🙂
    Comme du coup on se (re)penche un petit peu sur le matos, je me suis dit que questionner des voyageurs aguerris (oui vous !!!), pourrait être bien utile. On se posait notamment des questions sur le réchaud à bois. On est à fond motivés pour en emporter un aussi, mais on hésitait sur le modèle. Le biolite avait effectivement l’air super, mais le poids et l’encombrement par rapport aux autres nous faisait hésiter. Pour ces raisons, peu de voyageurs à vélo semblent l’avoir choisi. Ceci dit, son efficacité et sa rapidité pour faire bouillir l’eau ont l’air vraiment top, et ce n’est pas gadget lorsqu’il faut faire patienter les enfants (surtout par temps froid, humide ou autre…). Entre ces deux arguments, on a du mal à se décider. De votre côté, continueriez-vous à recommander le biolite malgré son encombrement ? Pensez-vous qu’il soit vraiment beaucoup plus efficace ? Ou encore d’autres avantages ?
    On partirait aussi avec un second réchaud dans tous les cas, on ne sait pas encore si ce serait avec un multicombustible ou du gaz, type MSR. Pour info, vous avez pris lequel en gaz ?
    Rien d’urgent pour ces réponses, on a du pain sur la planche sur d’autres sujets, et on sollicite des avis à divers endroits, mais je pense que le votre pourrait bien nous servir.
    Sinon, merci encore pour toutes vos aventures qui nous font bien rêver en attendant !
    Bises à tous les deux
    Floriane et sa petite famille

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  2. Salut vous deux ! Ca fait depuis le départ que je voulais poster un message et je n’avais pas pris le temps de le faire. Je suis avec plaisir votre voyage, les textes et photos sont chouettes et nous font voyager aussi. J’ai bien pensé à vous et à vos galères dans la neige, j’étais soulagée de voir que vous aviez pu poursuivre vos avancées… Cet article et ces photos sur la Sibérie sont magnifiques, et très dépaysants ! Effectivement, ça donne envie (hormis peut-être la température, qui me ferait hésiter quelque peu, surtout à vélo…) 😉 Chapeau les courageux ! De notre côté, on songe de plus en plus à notre petit vélo personnel qui nous trotte dans la tête, et après plusieurs mois de réflexions / lectures et autres « préparations » non officielles, après des tergiversations pour savoir si le mieux était de partir maintenant ou attendre quelques temps que les garçons grandissent (cette année avec les deux loulous était quand même assez crevante), nous sommes plutôt partis pour nous évader à partir de l’été prochain… ! Une petite escapade à la Toussaint pour tester un habillage plus chaud des loulous (surtout Camilo sur le tandem) nous a bien plu, même si nous avons passé notre temps dans le brouillard, sans distinguer les paysages ! Ca n’a pas dérangé les garçons, bien au chaud et protégés de l’humidité dans leurs salopettes de pluie, à faire des pâtés dans la terre pendant les pauses… ! 🙂
    Comme du coup on se (re)penche un petit peu sur le matos, je me suis dit que questionner des voyageurs aguerris (oui vous !!!), pourrait être bien utile. On se posait notamment des questions sur le réchaud à bois. On est à fond motivés pour en emporter un aussi, mais on hésitait sur le modèle. Le biolite avait effectivement l’air super, mais le poids et l’encombrement par rapport aux autres nous faisait hésiter. Pour ces raisons, peu de voyageurs à vélo semblent l’avoir l’avoir choisi. Ceci dit, son efficacité et sa rapidité pour faire bouillir l’eau ont l’air vraiment top, et ce n’est pas gadget lorsqu’il faut faire patienter les enfants (surtout par temps froid, humide ou autre…). Entre ces deux arguments, on a du mal à se décider. De votre côté, continueriez-vous à recommander le biolite malgré son encombrement ? Pensez-vous qu’il soit vraiment beaucoup plus efficace ? Ou encore d’autres avantages ?
    On partirait aussi avec un second réchaud dans tous les cas, on ne sait pas encore si ce serait avec un multicombustible ou du gaz, type MSR. Pour info, vous avez pris lequel en gaz ?
    Rien d’urgent pour ces réponses, on a du pain sur la planche sur d’autres sujets, et on sollicite des avis à divers endroits, mais je pense que le votre pourrait bien nous servir.

    Sinon, merci encore pour toutes vos aventures qui nous font bien rêver en attendant !
    Bises à tous les deux
    Floriane et sa petite famille

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  3. Tres beau récit et super photos !!! Ça nous donne une autre image de la Sibérie! !! 😁 on vous envie !!! 🙂 vous avez l air si heureux !! Cela nous donne du punch pour affronter le brouillard et même le froid 0 c est rien pour vous !!! Profitez !!! On attends vos autres rencontres , paysages….
    Ce soir camion fou encore sur marché de Noël à Berlin! !! Merci de nous faire voyager avec vous !!! Bisou

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  4. Je vote sans hésiter pour le meilleur article publié à ce jour sur V’Asieàvélo!
    En tout cas pour celui qui fait le plus rêver. Une vrai promotion pour le lac Baïkal. Continuez à nous émerveiller avec cette terre et ses habitants.
    Et vivement la saison 2: ‘cap à l’Ouest’

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    1. Bin si. Mais au cas ou tu ne t’en serais pas rendu compte, les articles arrivent toujours avec un peu de décalage ! 🙂 et puis la en Chine c’est galère le net, donc on a mis une semaine à charger les photos…

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  5. J ouvre ma boite aux lettres ce midi et quelle bonne surprise !!! 🙂 merci à vous deux !! J avais eu le temps de tout savoir sur le lac et l ile en lisant votre article quelques jours avant !!! Cette attention me va droit au coeur ….vous êtes les vraies belles personnes qui se dégagent de vos récits. …merci merci et joyeux Noël à tous les deux en CHINE !!! BISOUUU pascale

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