La Suisse, paradis des cyclo-randonneurs avec de bonnes cuisses* !

Entre montagnes et lacs, des paysages incroyables

On ne s’y attendait pas forcément (en tout cas, pas à ce point), mais la Suisse est vraiment un pays magnifique ! On a commencé au dessus du lac de Genève, avec vue sur les montagnes derrière, et surtout le Mont Blanc comme on n’a pas l’habitude de le voir (c’est à dire, vu d’un autre côté).
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On trouvait déjà ça super beau, mais ça a continué, même une fois ce lac passé. Alors, oui, on force bien dans les montées (c’est rarement plat), mais qu’est-ce que c’est beau !
DSC08123 Collines verdoyantes, vallées parsemées de maisons en bois (type gros chalets avec plein de fenêtres), montagnes montagnes montagnes, et des lacs partout. Dès qu’on en quitte un, on en trouve un autre ! On se demande si le pays n’est pas plus recouvert d’eau que de terres ! 🙂 On ne s’en lasse pas ! DSC08110
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Des routes cyclables partout

Ça, c’est vraiment top : en Suisse, il y a des itinéraires cyclables à peu près partout, très bien flêchés et indiqués par des panneaux marrons bien voyants (sauf quand des fleurs ont décidé de pousser dessus!), avec souvent des plans récapitulatifs pour la région. C’est super confortable de ne pas avoir besoin de s’arrêter pour regarder la carte trop souvent. On regarde quel itinéraire nous convient, et on se laisse guider. Du coup, on conseille vraiment la Suisse aux amateurs de cyclotourisme*. Des fois, ils sont un peu joueurs et nous font passer par des pistes ou des chemins de VTT, mais bon, on se dit que ça nous entraine pour les pays où il n’y aura pas du goudron partout !

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Les panneaux de la véloroute 1 que nous suivons dans le vignoble vers Lausanne

 

Un bon entrainement physique

Oui, bon, alors, il faut aimer la grimpette, parce qu’autant vous prévenir : il n’y a pas de plat ! C’était d’ailleurs le but : s’entrainer un peu à la montagne dans des conditions « européennes » avant d’aller en Himalaya. Mais cela a plusieurs avantages :

  • On est super fier d’arriver en haut 🙂 (même si on met le temps)
  • Les descentes sont démentes (‘fin, si on n’a pas peur, hein, parce que parfois, c’est un poil crispant), qu’est-ce que c’est grisant cette sensation de vitesse quand même !  Parfois, on est même ralenti par des véhicules à moteur (tracteurs ou scooters).
  • On a tout le temps d’admirer le paysage, et de se dire que ça vaut largement le coup.

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    Le col de Jaunpass et sa moyenne de 12%. Ca grimpe!

Du coup, c’est à ça que servent les bonnes cuisses ! (Mais si on ne les a pas déjà, on peut se les faire en route, hein !)

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C’est bon pour les cuisses

Des rencontres

1er jour en Suisse. On nous a conseillé de ne pas trop bivouaquer sans demander la permission aux fermiers, qui seront certainement tout contents de nous prêter un bout de champ. Il est 17h30, la vue sur le lac Lémant et sur le Mont Blanc est splendide, et d’immenses prés tout plats ne demandent qu’à accueillir notre tente. Allez, on se lance, on va frapper à la porte d’une ferme et demander si on peut planter notre maison ambulante ici. Pas de réponse à la 1ère ferme. C’est pas grave, essayons-en une autre ! Pas de réponse non plus. Ben alors, ils sont où, les gentils fermiers ? Nous apercevons au loin 2 promeneuses et filons pour leur demander de l’aide. Elles nous répondent qu’elles ne savent pas où on peut aller mais nous proposent de nous suivre jusqu’à chez elles, où leur voisine saura peut-être. En fait, la voisine nous indique « qu’on n’a pas le droit de se mettre n’importe où, ici », et qu’il faut qu’on aille au camping, quelques kilomètres au dessus. Pffff, ça ne nous enchante guère, on voudrait vraiment bivouaquer, et surtout garder la vue sur le Mont Blanc, mais on n’a plus trop le choix. On décide donc de monter. Une autre ferme attire notre attention : grosse maison, énorme silo, et plein de terrains plats sans vaches tout autour. Si on tentait notre chance ici ? Ce sera l’échec, encore une fois. Le fermier nous dit encore qu’on n’a pas le droit de se mettre ici ! Finalement, on finit notre montée et on va se cacher dans un pré non loin du camping. On est un peu déçu de ne pas se coucher face à la belle vue (mais pas grave, le lendemain nous nous lèverons super tôt pour déjeuner face à lui avec le soleil levant), et déçus surtout de l’accueil des suisses. Le lendemain, du coup, on est un peu refroidi, et on décide que cette fois, on ira se cacher directement, sans demander. En bas d’une grosse montée, autour de 17h, une voiture s’arrête à notre hauteur. Dedans, une jeune femme nous demande si on sait où dormir, et alors qu’on lui répond qu’on ne sait pas trop, nous propose de venir chez elle. Youpi ! Pas eu besoin de demander cette fois-ci ! C’est comme ça que nous faisons la connaissance de Rahel, cyclo-voyageuse au long cours par le passé, naturopathe en formation, cuisinière hors pair  (miam, le curry de légumes façon thaï), et habitante d’une jolie roulote sur les hauteurs de Vevet. Nous n’arrêtons pas de nous répéter que nous avons de la chance, c’est une sacrée coincidence qui nous a menés là ! Nous passons en sa compagnie une soirée et une matinée fantastiques, riches d’échanges, de conseils voyage et de discussions sur la vie. Il a beau pleuvoir encore quand nous repartons le lundi midi, nous sommes boostés pour la suite !

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Chez Rahel dans sa roulotte. Quelle magnifique petit nid douillet, merci Rahel de nous l’avoir fait partager.

Nous avons ensuite fait plusieurs rencontres, de plus en plus, d’ailleurs, au fur et à mesure des jours, plus sommaires que celle-ci, mais toujours très appréciables. Souvent, les gens qui nous abordent ont l’air contents pour nous, nous disent que ce qu’on fait, c’est un peu le rêve de chacun, et que c’est super de le vivre en vrai. Parfois, ils ouvrent de grands yeux quand on leur dit qu’on va en Asie, et nous répètent « à vélo!?! », et on acquiesce : « oui, oui » mais on se sent obligés de modérer « enfin, on prend le transsibérien, quand même. » Un jour, à Honau, une femme qui nous remplit les gourdes est si fan de notre voyage qu’elle nous dit de repasser la voir au retour. Si on lui avait dit qu’on ne savait pas où dormir, elle nous aurait accueillis, mais comme on lui a dit qu’on dormait dans la forêt, elle n’ose pas contrecarrer nos plans. Dommage, on saura pour la prochaine fois qu’il vaut mieux dire d’abord qu’on ne sait pas ! On apprend, on apprend. Et pour finir, un hôte extra nous a accueilli pour notre avant-dernière nuit suisse : Clément et sa bonne humeur à toute épreuve. Encore une fois, nous sommes choyés ! =)

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Rapperswil chez Clément, quel accueil !

 

La Suisse, à part ça

En vrac, quelques (autres) touches de Suisse qui nous ont marqués :

  • Dans les campagnes, les noms des enfants avec leur date de naissance, peints sur des pancartes colorées représentant souvent des animaux, devant les maisons
  • Le suisse allemand, qui comporte pas mal de mots en français, comme « merci » ! (Au début, à chaque fois que quelqu’un nous disait « merci », on se demandait comment il avait deviné qu’on était français !!!)
  • Les Migros et Coop présents partout, et qui font à la fois supermarché, banque, assurance, magasin de jardinage, restaurant…
  • Les églises au clocher très très pointu
  • Les maisons en bois avec pleiiiiiiin de fenêtres (parfois une vingtaine sur la façade principale) ou des volets psychédéliques (peints avec des rayures rouges et blanches qui tournent). (Pas les 2 à la fois, ce sont 2 types de maisons de 2 coins de la Suisse)
  • Les bardages bois faits de plein de petites tuiles, comme des écailles de poisson.
  • Les panneaux ou banderoles annonçant la rentrée scolaire et demandant aux automobilistes d’arrêter les pneus.
  • L’expression « c’est monstre bien » en suisse romande. 🙂
  • Les auto boutiques qui bordent des routes (dont les caisses cadenassées ne permettent malheureusement pas de rendre la monnaie)
  • Le bruit des cloches des vaches, présent en presque en continu.
  • Le calme pour les douches en pleine nature.

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*  Ce titre est à nuancer si vous avez un petit budget : en effet, les prix suisses sont assez exorbitants. Pour notre part, on s’en est bien sorti car on a pu soit bivouaquer, soit être accueilli gratuitement (mais c’est pas forcément facile, cf notre point sur les rencontres), et parce qu’on achetait vraiment que des produits bruts pour les repas. Mais notre luxe du midi (les chips) coutait quand même entre 3 et 4 francs (environ 3 euros).


20 réflexions sur “La Suisse, paradis des cyclo-randonneurs avec de bonnes cuisses* !

  1. Bonjour les voyageurs à vélo. superbes paysages en effet.
    Certaines anecdotes de recherche de lieu idéal pour poser la guitoune m’ont ramenée au début des années nonante dans un autre endroit de la Suisse. C’est vrai qu’il y a beaucoup de lacs. t peut-être de + en + avec le réchauffement.
    Les rencontres, super ! et vous n’en êtes qu’au début. J’aime bien aussi le mobilhome où vous avez fait étape.

    Sinon quelques nouvelles du jardin, les pêches sanguine de septembre étaient délicieuses. Le potimarron qui avait élu domicile dans le pommier a été récolté, partagé et dégusté.
    Je vous fais plein de bisoux et merci encore pour ce partage.
    Mamadine

    Aimé par 1 personne

      1. Coucou. Belle soirée romantique à Salzbourg ?
        Pour les courges, essayez d’en cuire en papillote dans la braise…
        Je vais demander au jardin l’achat de votre superbe appareil de cuisson pour nos ateliers cuisine.
        Anabelle, as-tu testé un baume à l’occasion de ta chute ?
        Prenez bien soin de vous et profitez !

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  2. Que de belles rencontres 🙂
    Et je me suis posée une question : comment allez-vous gérer les changements de monnaie d’un pays à l’autre, pour ne pas revenir avec les sacoches remplies de centaines de piécettes? Vous pouvez faire du change à chaque passage de frontière?
    Et sinon, rien à voir avec la choucroute, mais j’ai beaucoup pensé à Anab hier : Florian à re-découvert un livre que tu lui avait offert (« saute », de l’école des loisir, avec des animaux qui sautent à chaque page). Il l’a adoré. J’ai du lui lire au bas mot 15 fois de suite, sans pause, en encore, j’ai craqué avant qu’il ne se lasse! 😀
    Bisous les loulous!

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  3. Héhéhé, vous faites des côtes dignes du tour de France !!! C’est décidé, je vous inscris à votre retour !!! Et on ne chipote pas !!!
    Des bisous de nous … (Ahah, Suspens …) … 2 !!!

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  4. Super , ça donne envie les loulous ! en tout cas vous avez eu l’air d’avoir beau temps dans l’ensemble, pas trop chaud dans les montées d’ailleurs?
    (Tropc cool la photo de Lolo tout en bas ^^ une vraie artiste Anab …)
    Plein de bisous.
    Marion

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    1. Les douches de plein air c´est vraiment chouette mais maintenant ca risque de piquer un peu quand même… En Allemagne on a eu grand beau temps, mais maintenant en Autriche, comme partout en Europe à priori, il pleut à grandes eaux.

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  5. Vraiment génial pour vous…!Quand je disais que les gens était sympas avec les cyclos. ,-) .
    Au début la préparation du matin n’est pas évidente, j’ai mis du temps pour décoller pas trop tard,lol! Et si l’on est un peu tête en l’air, on tourne en rond pour ranger ses affaires…
    Vive le vélo.
    Biz à vous.
    Denis.

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